Les Activités de "l'Oeuvre de Jeunesse".

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Activités Paroissiales :

Aumônerie, Cathéchisme, l'Eveil à la Foi, Catéchumenat, Kermesse, rassemblement paroissiaux, centre de documentation, Centre de Préparation au Mariage, Préparation aux Bapteme, le groupe Bible.

Activités Extra-paroissiales :

Fête de la Saint Michel des Kibériens, Assemblées de diverses Eglises réformées, stages et formation, camps de groupes de jeunes de Marseille et de la régions, séjours de camps de vacances, et diverses autres activités d'associations, assemblée générale de coproprietaires...

Location :

Vous avez la possiblités de louer des salles pour vos fête de familles, réunion, assemblée générale, et autres, pour cela contacter un des responsables, pour connaître les conditions (voir ci-dessus)

HISTORIQUE DE L'OEUVRE DE JEUNESSE

Nous avons recherché dans les archives ce qui a trait aux circonstances de cette fondation.
Il paraît utile de rappeler, au moins succinctement, les événements des années 1860. L'Œuvre de la Jeunesse fondée à Marseille par l'abbé Jean-Joseph Allemand, en 1799, fonctionne donc depuis une soixantaine d'année à la satisfaction de tous et notamment du nouvel évêque de Marseille, Mgr Patrice Cruice, qui vient de succéder à Mgr Eugène de Mazenod, fondateur des Oblats de Marie Immaculée.


Il faut rappeler ainsi qu'en 1821, M. Allemand, avec une remarquable intuition, regroupa ses collaborateurs les plus fidèles et leur donna une règle tout en les laissant dans le monde avec leur profession et leur habit séculier. On les appela, et on les appelle toujours, « les Messieurs de l'Œuvre». A l'époque qui nous intéresse, la communauté des Mes­sieurs comprenait une trentaine de membres, tous affectés à la seule Œuvre existante.
Mgr Cruice, qui dès son installation manifesta une grande estime et une grande affection à la communauté, souhaitait vivement que l'Œuvre ouvrit des succursales. Mais où...? Ce fut la providence qui donna la réponse.


Nos annales racontent que Mgr Cruice étant allé à Roquevaire pour confirmer, dut, en pleine cérémonie, mettre un enfant à la porte parce que vraiment trop dissipé !... Se souvenant .alors de la bonne tenue à la chapelle des membres de l'Œuvre de Marseille, il eut la pensée et le désir qu'il s'en fonde une semblable à Roquevaire. Mais malgré la bonne volonté des Messieurs, les circonstances ne le permirent pas dans l'immédiat. Mgr Cruice le comprit très bien mais il en paraissait affligé. .Ces Messieurs lui proposèrent de tenter une fondation à La Ciotat, ville de 8 à 10.000 âmes, soit quatre à cinq fois plus importante que Roquevaire. Un terrain fut acheté et comme il sera dit plus loin, il fallut attendre de nombreux mois avant que l'Œuvre entre en fonction.

M. l'abbé Paranque, ancien de l'Œuvre de Marseille, alors curé de Cassis, après avoir été vicaire à La Ciotat connaissant les difficultés rencontrées dans cette ville, écrivit au supérieur de l'Œuvre de Mar­seille qu'il fallait venir à Cassis où il y avait un local et tout le néces­saire. Dans le même temps, il en parla à Mgr Cruice « qui souhaitait des Œuvres partout...». M. Vitagliano, alors grand vicaire à Marseille entrant lui aussi dans les désirs de Monseigneur, poussait les Messieurs à fonder non seulement à Cassis mais à La Ciotat et à Roquevaire Comment les Messieurs pouvaient-ils résister à toutes ces pressions surtout de la part de Mgr Cruice qui se montrait si bon envers eux ?
La première fondation fut celle de Cassis. L'Œuvre s'ouvrit le dimanche de la Passion, 22 mars 1863. Les débuts furent assez difficiles car les conditions matérielles n'étaient pas aussi convenables que l'abbé Paranque avait bien voulu le dire. Les jeunes du pays n'étaient pas de plus faciles. Nos annales parlent d'enfants « d'une rudesse extrême » Après sept années de fonctionnement, l'Œuvre fut définitivement fermée le 4 septembre 1870.


La fondation de l'Œuvre de Roquevaire suivit de très près celle de Cassis, elle s'ouvrit le 5 juillet 1863. La jeunesse qui la fréquent était aussi difficile que celle de Cassis. Un des Messieurs s'efforçant un jour de faire comprendre à un enfant tout ce que l'on faisait pour eux s'attira cette réponse: « Se vous pagavoun pas, vendries pas! »
Les annales ajoutent cependant que le temps passé à Roquevaire ne fut pas du temps perdu. Plus de trente années après la fermeture d l'Œuvre, la plupart de ceux qui l'avaient fréquentée en conservaient un excellent souvenir. Parmi ces membres il en est un qui devenu prêtre fut élevé à la dignité épiscopale, Mgr Dominique Castellan, évêque de Digne.

Un des aumôniers, qui était également curé de la paroisse, fut l'abbé Antoine Fabre qui devint évêque de Marseille en 1909. L'Œuvre de Roquevaire a été fermée en même temps que celle de Cassis, 14 septembre 1870. et le local fut cédé en 1904 au syndicat d'agriculture de la commune.
Ce qui précède nous a paru intéressant à évoquer car ces trois Œuvres, Cassis, Roquevaire et La Ciotat, ont été fondée pratiquement en même temps, les circonstances de leur fondation interfèrent les une avec les autres et toutes sont nées du désir exprimé par l'évêque d Marseille de donner aux jeunes du diocèse des institutions pour « jouer et prier ». On notera que, dans le même élan, une quatrième suc cursale sera fondée en 1865 à Marseille, au pied de Notre-Dame de la Garde: l'Œuvre du boulevard Tellène, qui fonctionnera pendant 120 ans sans interruption.



En 1862, lorsque les Messieurs proposèrent à Mgr Cruice d'orienter les recherches du côté de La Ciotat, l'évêque de Marseille encouragea fortement le projet. On se rendit à La Ciotat où le curé se montra très favorable. On s'aperçut de plus que les principaux habitants du pays étaient flattés que des Messieurs de Marseille, encouragés par leur évêque, viennent s'occuper de la jeunesse de la ville ; on pouvait compter sur leur bienveillance.
L'achat du terrain avait été fait le 10 octobre 1862. Ce ne fut que le 13 mars 1864, dimanche de la Passion, que l'Œuvre s'ouvrit.

Date importantes :

La plus grande partie des archives de l'oeuvre de Jeunesse ont disparu, vraissemblablement, pendant la dernière guerre, lors des l'occupation de l'Oeuvre de Jeunesse par les différentes armées. Ont peut toutefois bâtir l'histoire de l'Oeuvre avec quelques dates.

1867 : La chapelle est en construction. Les viraux sont commandés à Adolphz Didron (qui meurt cette année même). c'est son neveu et fils adoptif Edouard qui les a réalisés. (Ceci est consigné à al Bibliotheques Nationale à Pars).

1872 : Mise en service de la chapelle. Nous possédons le procés verbal de l'érection du chemin de croix du 17 mars 1872, signé par MM Olivieri Abram, Pinra et Dagier, l'aumônier étant l'abbé André Bonnifay. 191 enfants étaient présents à cette rérémonie.

1909 : Création de la première foire de Pékin, les anciens s'en souviennent trés bien. La dernière aura lieu en 1964.

1912 : L'Oeuvre existe depuis 48 ans les "anciens" atteignent la soixantaine ; ils créent "l'association des anciens de l'oeuvre" dont le président fondateur fut M. Joseph Cayol.

1914 : Le 17 mai, fête grandiose du cinquantenaire, M. Joseph Deshay étant alors directeur général des Œuvres et M. Gondinet directeur de La Ciotat. Cérémonie splendide, le soir la cour fut illuminée avec en plus un beau feu d'artifice. La maison, jusqu'à hauteur du buste de M. Allemand sur la chapelle, fut illuminée par de petits lampions. Les cérémonies furent présidées par M. l’abbé Gaudet. curé de Notre-Dame du Rouet, à Marseille, ancien de l’Œuvre, en présence de Mgr Fabre, évêque de Marseille, ancien aumônier de Roquevaire, et de Mgr Maurin, évêque de Grenoble , enfant de La Ciotat et ancien de l'Œuvre.

1918 Les bulletins paroissiaux signalent dans la rubrique « Œuvre de Jeunesse» "es premières sorties de la journée pour les petits et les promenades de deux jours avec coucher dans les « paillères ».

1925 Au dire de M. Musso, qui était directeur de l'Œuvre, ce fut une triste soirée, car après la fête de l'Epiphanie les Messieurs ont quitté La Ciotat. Le dernier grand à quitter cette maison était M. Joseph Segond. Après le départ des Messieurs, le premier directeur de l'Œuvre fut M. l'abbé André Roux.

1928 Création de la section J.O.C., par l'abbé André Roux.

1929 Création de l'Association Sportive « La Vaillante», section gym­nastique, fanfare, football. Des équipes furent engagées dans de nom­breux concours de la région. Son premier président fut M. Marius Pina­monti.

1937 Ce sont les premières colonies de vacances à Lachau, Montpezat. Rieutord, Langeac, Aiguille, Saint-Chaffrey, Rochessauve, Saint-Jean­ de-Maurienne, Saint-Germain-du- Teil, Nasbinals, Saint-Julien, Riez, Le Lauzet, Saint-Agrève et Pradelles.

1938 Naissance du Mouvement Cœurs Vaillants. Le groupe de La Ciotat sera reconnu le 17 mai 1941 sous le nom de Groupe Bernard-d'Arcier, jeune directeur de l'Œuvre mort à la guerre en 1940.

1950 Première Troupe Scouts de France à La Ciotat. Les locaux sont à l'Œuvre de Jeunesse. Des activités sont organisées en commun avec l'Œuvre.

1951 Il faut assurer la relève pour la Troupe scoute. Cette année-là, création de la Meute de Louveteaux « Le Vieux Loup ».

1952 : Organisation du premier camp de ski à Larche. Création d'un atelier photos.

1958 : La chorale avec des enfants et plus tard des adultes à souvent chanté dans la région. un groupe d'instrumentistes viendra renforcer ce groupe choral.

1961 : L'époque du sport mécanique pour les plus grands. Création d'une section karting. Pour les plus minutieux : aéromodélisme.

1964 : Fête du centenaire de l'Oeuvre M. l'abbée Cerise est le directeur.

1971: Départ du dernier aumonier de l'Oeuvre M. l'abbé Brunel.

1989: l'Oeuvre de Jeunesse fête ses 125 ans.

Jean Joseph Allemand :

A 18 ans, en 1790, en pleine Révolution Jean-Joseph Allemand annonce à ses parents qu’il veut devenir prêtre. Durant 2 années il ne peut qu’attendre car il n’y plus de séminaire ni d’évêque à Marseille.

À 20 ans, il commence sa formation, aidé par 3 prêtres du Patronage du Bon Pasteur rentrés à Marseille. L’un d’eux, le père Reimonet, l’accueille chez lui et s’occupe de lui en cachette. Une grande confiance et une forte amitié les unis.

En 1797, un évêque peut enfin entrer à Marseille et il ordonne Jean-Joseph Allemand le 19 juillet 1798 dans l’anonymat le plus complet. Il a 26 ans.

Il commence son ministère dans le secret et la pauvreté la plus absolue. Il est très apprécié. Avec des temps plus calmes Jean-Joseph décide, malgré l’avis contraire de beaucoup qui l’en croient incapable de s'occuper de jeunes.

Avec l'apaisement des années 1800 il en vient à organiser des activités pour les jeunes. Il commence avec 4 jeunes dans une chambre de bonne : c’est la première "œuvre de jeunesse". Les effectifs croissent et malgré de nouvelles difficultés (fermeture de l’œuvre de 1809 à 1814 durant laquelle les activités continuent clandestinement) l’œuvre grandit.

En 1820, l’œuvre s’installe dans une grande ferme, alors en bordure de la ville, et qui est encore aujourd'hui la maison mère de l'Œuvre.

Il meurt le 10 avril 1836

Son dossier de béatification est en cours d'instruction au Vatican

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