Comme chaque année, ce samedi soir,une célébration oecuménique à St Jean.
ensemble dans la maison de Dieu’ temps de prières communs mais aussi ce que nous sommes invités à mieux vivre tout au long de l’année… c’est le but de la ‘maison’ qui est donnée à chaque communauté dans ce temps de l’Avent. Ainsi, chaque dimanche, en ouvrant une fenêtre, nous découvrirons ce que fait une de nos 4 communautés chrétiennes pour vivre et annoncer l’Evangile, appel à prier pour les actions des autres et pourquoi pas à en décider des communes à réaliser ensemble. Comment oublier que ‘demeurer ensemble dans la maison de Dieu’ veut s’appliquer non seulement aux chrétiens mais aussi à toute la communauté des hommes ? Dans ce temps de l’Avent, qui nous est donné pour tourner notre coeur vers la venue du Christ, nous nous préparons à l’accueillir comme le Fils qui vient dans le monde (Noël) mais aussi comme celui qui vient dans la gloire manifester son Royaume. Que ce temps de l’Avent nous aide non seulement à nous réjouir de la visite de Dieu dans notre monde mais aussi contribuer pour notre part à la construction d’un monde où chacun à sa place, où chacun trouve maison et famille, où chacun peut goûter quelque chose de l’amour dont Dieu veut combler l’humanité.
Cette célébration d’entrée en Avent est comme une méditation sur ‘la maison’ dans les Ecritures ; chacun, nous pouvons choisir l’un ou l’autre de ces textes pour trouver comment profiter de ce temps de l’Avent, pour programmer une action précise, pour orienter notre prière…
C’est d’abord l’image de la maison bâtie sur le rocher (Mathieu 7, 24-29) et qui résiste à la tempête. vraiment important dans notre vie à sa lumière, voir les tempêtes de notre existence comme bien moins puissantes que notre attachement à lui, vivre notre vie en nous engageant vraiment…
nous entrons dans le temps de l’Avent par Cette année, elle a pour thème ‘demeurer, c’est de fait ce que nous faisons dans ces Bâtir notre vie sur le Christ, fonder en lui nos liens avec les autres, comprendre ce qui est puis la rencontre de Jésus avec Zachée (Luc 19, 1-10) où le Seigneur s’invite chez Zachée. Notre maison est celle aussi qui reçoit le Christ et son salut, accueillons donc la joie de Zachée comme nôtre. Accueillir Jésus dans sa maison, c’est changer ; que fais-je changer dans ma manière de vivre ? Comme celle de Zachée, ma maison est un lieu pour donner, pour échanger des dons… mais aussi le livre de l’Exode (20, 1.2.17) : Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage…. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient.»
Dieu prononça toutes les paroles que voici : «Je suis le ainsi que cette Maison construite de pierres vivantes comme le dit St Pierre (1 P 2, 4-6) : Approchez-vous du Seigneur : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu'il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.
et bien sûr le Psaume 132
unis ! On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d'Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement. On dirait la rosée de l'Hermon qui descend sur les collines de Sion. C'est là que le Seigneur envoie la bénédiction, la vie pour toujours
Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d'être.Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d'être.
Dieu notre Père, nous nous confions au Coeur Sacré de ton Fils qui a tant aimé les hommes. C'est Lui qui nous a dit: ‘Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l'accordera' et ‘Venez à moi, vous tous qui souffrez et je vous soulagerai'. Confiants en Sa Parole, et par l'intercession de Marie notre Mère, nous te prions pour les malades, les affligés et tous ceux qui se recommandent à nos prières.
Seigneur Jésus, pour nous sauver tu as vécu la pauvreté de la crèche à la croix ; tu as été abandonné, rejeté, trahi et renié ; tu as souffert l'agonie, la passion et la croix ; pour nous donner la vie, tu es ressuscité des morts ; tu es monté à la droite du Père ; tu as envoyé l'Esprit Saint pour faire de nous des témoins de la Bonne Nouvelle ; béni sois-tu.
Toi qui as été attentif aux petits, aux humbles, aux pauvres, aux étrangers et à tous les exclus de la société, rends notre coeur semblable au tien ; toi qui as été solidaire des hommes jusque dans la mort, rends notre coeur semblable au tien Seigneur Jésus, tu as guéri les malades, tu as accueilli la révolte de ceux qui souffrent, tu as redonné la dignité, l'espérance et la joie de vivre aux opprimés et aux désespérés ; entends aujourd'hui, les cris de tes frères.
Dieu dont l'amour est tout puissant, écoute notre prière. Donne-nous d'être pour ceux qui souffrent, lumière dans la nuit, chaleur qui réconforte, espérance qui rend libre.
Prière du diocèse de BourgesHomélie pour la Confirmation des adultes (le 22 mai à la Cathédrale)
«On ne devient pas chrétien d'un coup de baguette magique.» Ainsi commence la lettre de l'une d'entre vous. Et elle se poursuit : «J'étais chrétienne non pratiquante, me rendant dans les églises parfois, pour prier ou lors des occasions telles que mariages, baptêmes ou enterrements. Souvent, il m'arrivait d'implorer, de supplier le Seigneur afin qu'Il m'écoute, m'entende lors de dures épreuves que je rencontrais. En 2008, je suis tombée gravement malade et la foi qui sommeillait en moi s'est réveillée. Je me suis remise en question et surtout, je me suis sentie plus proche du Seigneur, car Lui seul pouvait comprendre l'état de désarroi que je vivais, la détresse qui habitait mon âme». S'en est suivie la rencontre d'un prêtre et la prise de conscience «que le Seigneur était proche de moi et qu'Il m'entendait». Voilà cette expérience qui rejoint celle de plus d'un parmi vous : une épreuve qui remue, qui peut démolir et qui débouche sur l'expérience de la présence aimante et relevante du Seigneur et de son Esprit. Pour d'autres, le chemin est plus heureux : la rencontre d'un conjoint chrétien, une naissance, un pèlerinage, une lecture, la catéchèse des enfants. Quel mystère que cette ouverture à la présence de Dieu dans nos vies, au plus intime de nous-mêmes et de ce qui nous arrive, comme Celui qui veut que nous vivions, que nous tenions debout, que nous trouvions sens à nos vies grâce à sa présence !
Et la Parole de Dieu vient éclairer cette présence et cette oeuvre de Dieu en nous. Je pense en particulier à la vision du prophète Ezéchiel que nous entendions tout à l'heure. Une vallée pleine d'ossements desséchés. Un monde marqué par l'épreuve. Des hommes qui disent : «Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus». Et Dieu qui, dans sa bonté, vient réanimer ceux qui vivent dans la désespérance : «Vous saurez que je suis votre Dieu quand j'ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon Esprit, et vous vivrez. Vous saurez que je suis le Seigneur : je l'ai dit, et je le ferai». Et le Seigneur ne cesse de le faire ! Il est venu réveiller vos coeurs et vos esprits. Il est venu ouvrir vos yeux, conforter votre foi, vous faire entrer dans son peuple, dans sa famille, dans le corps de son Fils qu'est l'Eglise [...] Et Dieu veut que vous vous sachiez aimés de Lui, faits pour Lui, appelés à trouver la paix et la joie en Lui. Dieu veut que vous l'appeliez : Papa ! Père, habité d'une tendresse toute maternelle pour chacun de ses enfants ! Et Dieu veut que vous vous sachiez frères, appelés à vous reconnaître frères de tout homme.
Et là encore, n'est-ce pas ce que nous expérimentons ce soir même : une belle fraternité, faite de la richesse de nos différences. Pas du tout le peuple de Babel qui ne veut vivre qu'entre semblables, mais le peuple de Pentecôte où chacun entend les merveilles de Dieu dans sa propre langue et se réjouit de vivre une belle fraternité au-delà des différences. Une d'entre vous m'a livré sa joie profonde lors de la veillée pascale de l'an dernier : «A ce moment-là, plus de races, plus de couleurs, plus de distinctions sociales, nous ne faisions qu'un». Voilà le désir de Dieu, l'oeuvre de l'Esprit en nos coeurs et en ce monde. Voilà Pentecôte ! C'est l'oeuvre de Dieu.
Chers amis, mes frères : ouvrez vos coeurs au souffle de Dieu, à son Esprit ! Il vient faire de vous des créatures nouvelles ! Il vient vous accompagner sur le chemin de votre vie, aujourd'hui et demain, comme Il le faisait hier ! La route n'est pas finie ! Vous vivez ce soir une étape. Il y a encore du chemin à faire pour suivre Jésus, pour vivre à sa suite, à sa manière, selon son désir. Appuyez-vous sur la vie en communauté chrétienne, là où se reçoivent les signes de la présence de Dieu, là où se partagent sa Parole, les sacrements de sa présence, là où se vit notre mission commune d'annoncer l'oeuvre de Dieu qui fait de l'humanité une famille, qui fait de chacun de nous des frères qui nous portons les uns les autres, qui vivons les uns pour les autres. Vous n'êtes pas confirmés que pour vous ! Vous l'êtes pour donner témoignage de l'amour de Dieu pour tous, du désir de Dieu d'être reconnu par tous comme le Père tout aimant. Vous êtes des témoins de la mort et de la résurrection de Jésus. Vous êtes témoins de la puissance de l'Esprit en vos vies. Vous êtes témoins que l'amour relève, que l'amitié soutient, que le pardon guérit. C'est là l'oeuvre de Dieu et elle est merveilleuse ! Qu'Il soit béni ! Qu'Il nous garde fidèles, proches de Lui et proches de nos frères ! Que Marie, mère de toute tendresse, vous accompagne, elle qui est pour nous modèle de confiance et d'espérance. Amen. + Georges PONTIER
Paroles de confirmands :
Peut-être pouvons-nous prier avec ce que des confirmands (de Marseille) ont pu écrire dans leur lettre de demande de Confirmation et ainsi nous préparer à recevoir nous aussi un peu plus l'Esprit Saint en cette fête de Pentecôte et continuer à les soutenir de notre prière et de notre vie chrétienne.
Souvent est soulignée l'importance de leur famille Soutien ; Motivation ; Exemple des parents, grands parents ; Volonté d'être un exemple pour les plus jeunes et aussi des Adultes qui les accompagnent et les encouragent...
Ce qui est important dans leur vie chrétienne :
-Aider les autres à être unis ; Se tourner vers les autres ; Être là pour eux ; Transformer la peur en amitié ; Prier pour les autres ; Leur faire confiance...
-Dieu a toujours été là pour moi ; Il ne nous abandonne jamais ; Aller à l'église, çà rend heureux ; Quand on ne va pas bien, prier aide beaucoup ; Trouver le Seigneur qui nous accompagne ; Qui nous aide dans les bons et les mauvais moments...
-Être plus fort devant les difficultés de la vie ; Mieux apprécier les richesses du monde que Dieu nous donne ; Réagir en suivant l'exemple de Jésus ; Espérer, aimer ; Se sentir utile...
Ce que la Confirmation va leur permettre :
Une grande joie, Avancer toujours avec Dieu ; Me rapprocher de lui ; Alimenter la lumière qui brille en moi ; Découvrir les ressources qui sont en moi ; Montrer que Dieu compte beaucoup pour moi ; Le remercier ; M'engager sur le chemin de la foi même si je vois bien que ce n'est pas facile ; Aider les plus petits à découvrir le message d'amour de Jésus ; Être de vrais témoins ; Fonder une famille et de leur transmettre ce que j'ai reçu ; Faire de ma vie un exemple pour tous mes amis...
DANS L'ATTENTE DE L'ESPRIT DE PENTECÔTE...
Ce Dimanche est un peu particulier : nous nous retrouvons entre deux fêtes : l'Ascension de jeudi dernier et la Pentecôte de dimanche prochain. Peut-être est-ce le temps pour chacun de nous de creuser notre désir de recevoir à nouveau ou de nous laisser renouveler par ce nouveau Paraclet, ce Défenseur, ce Consolateur, à savoir l'Esprit Saint que Jésus Christ, avant de retourner vers son Père nous a promis. Oh certes, l'Esprit Saint, nous l'avons déjà reçu, et même plusieurs fois : au jour de notre Baptême et plus tard, au jour de notre Confirmation (pour ceux qui ont reçu ces sacrements). Mais, pour la plupart d'entre nous ça s'est passé il y a longtemps et peut-être qu'on en garde aucun souvenir. Mais heureusement, le don de Dieu n'est pas lié au souvenir que l'on en a : ce que Dieu donne il ne le reprend pas ! Et ce trésor de grâce, d'amour, de joie et de paix : l'Esprit de Dieu, est bien là présent en chacun de nous. Peut-être que l'absence d'éducation chrétienne ne nous a pas permis de réfléchir à ce don et d'en vivre ? Peut-être qu'un éloignement de l'église, même momentané, nous a fait oublier cette dynamique de grâce et de vie éternelle inscrite au plus profond de nous ? Peut-être que les circonstances de la vie, les épreuves, les deuils, les difficultés nous ont affectés au point d'éteindre cette flamme de l'Esprit ? Peut-être que notre difficulté de nous affirmer comme chrétien dans ce monde empêche l'Esprit de nous pousser au témoignage de notre foi ? Peut-être que les préoccupations d'une vie souvent trépidante nous ont tenus éloignés de Dieu et de l'Esprit qui nous relie à Lui ? Peut-être que le poids de nos péchés, de nos erreurs, de nos échecs nous pèse au point de ne plus arriver à avancer vers le Sauveur qui veut nous en libérer par son Esprit de Vérité ? Peut-être que notre tiédeur, tout simplement, rend difficile et pénible notre progression spirituelle ? ...
Finalement, peut importe les circonstances, le résultat sera sensiblement le même : le don de Dieu est toujours là, présent, au plus profond de notre être ; il ne nous a pas été enlevé. Chez certains ce trésor sera profondément enfoui, comme une petite source timide qui n'arrive pas à se frayer le chemin pour que son eau jaillisse et coule naturellement... Jésus Christ nous dit, dans l'évangile, que l'Esprit est une source d'eau jaillissante pour la vie éternelle, mais le problème c'est que, chez les uns et les autres, la source d'eau n'est guère « jaillissante ». Pas d'inquiétude, la fête de Pentecôte est là pour palier à tout cela. Dieu, dans sa souveraine liberté, peut se saisir de cette fête de l'Esprit Saint pour l'envoyer à nouveau sur tout homme et toute femme de bonne volonté afin de continuer à chanter ses merveilles... Il peut aussi faire vivre à certains une nouvelle effusion de l'Esprit c'est-à-dire lever justement tout ce qui empêche la source de couler librement pour qu'elle devienne à nouveau jaillissante... Il peut aussi renouveler en chacun de nous les fruits de son esprit : l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la douceur, la confiance dans les autres, la maîtrise de soi... pour que, non seulement nous bénéficions de ces fruits mais que nous en soyons aussi porteurs pour nos proches et même ceux dont on ne se sent pas proche. Ce qui est certain, c'est que nous ne pouvons pas être chrétien sans cette vie dans l'Esprit de Dieu ; pour reprendre l'image que Jésus nous donne dans l'évangile de Jean : « Je suis le cep, vous êtes les sarments », on pourrait dire que l'Esprit Saint est la sève. Celui qui fait le lien entre le Christ tête et tous les membres de son corps. Celui qui nous permet de porter du fruit, d'être fécond. Par conséquent un chrétien sans Esprit Saint est un arbre sans sève : il se dessèche et ne peut porter du fruit. Comme le dirait Jésus très concrètement : « Sans moi vous ne pouvez rien faire » ! (même si notre orgueil nous pousse, parfois, à ne pas l'admettre)
Alors prêt pour une nouvelle Pentecôte 2010 ? Prêt pour accueillir, à nouveau, le don de Dieu, l'Esprit de Dieu, acteur essentiel de la vie chrétienne ? Prêt pour prier le Saint Esprit force d'amour et de vie éternelle ? Prêt à ne plus vous passer de Lui dans votre vie ? Que le Seigneur bénisse chacun de nous et toute son Église en lui accordant cette grâce d'une nouvelle effusion de l'Esprit : la même qui a bouleversé la vie des apôtres, la même qui nous poussera dehors à chanter ses merveilles, la même qui fera de nous les témoins du Christ Ressuscité dont le monde a besoin aujourd‘hui !
Laurent.Le temps pascal touche à sa fin. Beaucoup d'entre vous ont reçu, au cours des célébrations, un ou plusieurs sacrements, baptême, première communion, confirmation, sacrement de réconciliation. L'Eglise au cours de ces liturgies déploie une multitude de symboles pour rendre compte de la grâce donnée par ces sacrements et pour nous la transmettre.
Arthéo se penche sur les signes et les symboles utilisés par l'Eglise au cours des baptêmes, dès les premiers siècles de notre ère. « Signes » et « Symboles » doivent être en effet distingués les uns des autres parce que le symbole évoque une réalité alors que le signe transmet quelque chose de la réalité même qu'il évoque. Ce sera plus clair si je prends un exemple. Le drapeau français est un symbole de notre patrie, un symbole chargé de sens. Le caducée des médecins, le serpent fixé autour d'un bâton, est un signe. Inspiré du livre de l'Exode, ce signe n'a pas seulement pour fonction de symboliser la guérison, il l'opère. Car à la vue de ce signe, les hébreux dans le désert étaient guéris de la morsure des serpents venimeux. Notre théologie des sacrements s'appuie sur cette différence fondamentale entre symboles et signes puisque les sacrements ne font pas qu'évoquer la grâce, mais ils la transmettent, tout comme le serpent d'airain transmettait la guérison.
La liturgie baptismale des premiers siècles concentre un grand nombre de symboles et de signes (eau, pain, vin, huile, parfum, sceau, piscine, animaux, lumière, poissons, pasteur...) Ils sont soulignés dans le passage suivant qui sera repris, développés et illustrés par des photos de mosaïques, de baptistères, de fresques, de bas reliefs... Ils nous aideront à découvrir ce que nous avons reçu lorsque nous avons été baptisés, (en ce sens il s'agit d'une catéchèse mystagogique : catéchèse à posteriori, à partir de ce qui a été vécu au cours de la célébration). Le baptême est le sacrement du salut. L'immersion dans l'eau et la remontée signifient la participation du baptisé à la mort, à la mise au tombeau et à la résurrection de Jésus. Le signe de l'eau représente la nouvelle naissance à la vie spirituelle des enfants de Dieu. Petits poissons nés dans l'eau de la piscine baptismale, vivifiés par l'Esprit, ils deviennent disciples du grand Ichthus qui les conduit à la vie éternelle. Par l'imposition de la main et l'huile de l'onction, ils entrent dans le royaume messianique du Christ avec la dignité et la mission des rois, des prêtres et des prophètes qui ont reçu l'Esprit. Portant au front le signe du Christ, le sceau, ils appartiennent au troupeau du Bon Pasteur. Ayant renoncé au mal et adhéré au Christ, ils cheminent avec assurance sur la Voie tracée par le Christ, guidés par la Loi Nouvelle qu'il leur a donnée. Ils sont illuminés, recevant la lumière du Christ qui éclaire le monde en dissipant les ténèbres de l'erreur et du mal. Revêtus du vêtement blanc des élus, ils vivent dans l'espérance de la vie bienheureuse auprès de Dieu. Ils peuvent alors communier au pain de la vie, qui les alimente au cours de leur pèlerinage vers la Jérusalem céleste.
Rendez-vous mardi 25 mai de 19H30 à 21H00 à l'OEuvre de Jeunesse, 19 bd Michelet à La Ciotat pour découvrir à travers signes et symboles la pédagogie de l'Eglise. Julien
Homélie lors des obsèques du Père Hugues Madesclaire (lundi 26 avril 2010 Sacré-Coeur)
Comprendre et expliquer : voilà ce que nous voudrions depuis maintenant six longues journées. Comprendre comment le P. Hugues Madesclaire a pu en arriver là, expliquer ce qui s'est passé. Et nous qui le connaissions, nous qui l'estimions, nous qui avons bénéficié de son ministère et nous qui nous voulions proches de lui, nous sommes stupéfaits et interloqués. Nous avons besoin que Jésus nous rejoigne sur la route de nos pourquoi pour les éclairer de la lumière de sa mort et de sa résurrection. Nous avons besoin qu'Il refasse pour nous le chemin d'Emmaüs, qu'Il nous entende parler de ce qui vient de se passer, de nos explications et de nos suppositions, qu'Il voit notre air tout triste. Ecoutons-le prendre la parole et rejoindre ses amis, non pas pour leur expliquer l'enchaînement des faits ou la responsabilité des uns et des autres dans les événements de sa passion, mais pour leur révéler le mystère pascal, celui de ce Dieu d'amour qui emprunte et subit le chemin inexplicable du délire humain, dans ses diverses manifestations, pour y faire triompher la lumière de la victoire sur le péché et sur la mort, la victoire du Père qui ne peut laisser son Fils bien-aimé connaître la corruption. Oui, mes amis, je crois très fort que c'est ce passage que nous sommes invités à faire : ne pas attendre que les explications, même utiles, puissent nous donner la paix, mais recevoir la paix du coeur, de la force de la résurrection de Jésus qui triomphe, dans la faiblesse humaine, du péché des hommes et de ses oeuvres de mort. Il nous associe à sa victoire, Il nous rejoint pour rendre nos coeurs tout brûlants, pour nous redire sa présence, pour revivre avec nous le mystère pascal et nous relancer sur les routes de la vie et celle de la communauté chrétienne. Oui, nous croyons que sa prière au Père du haut de la croix est aussi pour notre frère Hugues et pour nous autres : Père, pardonne-lui, Père, pardonne-lui, Père, pardonne-nous surtout quand nous ne savons pas ce que nous faisons, ce que nous nous faisons les uns aux autres ! Oui, Père, redis-nous que Tu es plus grand que notre coeur et que notre coeur a beau nous accuser, Toi, Tu es plus grand que notre coeur et Tu connais toute chose. Toi, Seigneur, Tu connais chacun de nous mieux encore que nous nous connaissons, et jusque dans la profondeur de nos fragilités, la réalité de nos erreurs, la permanence de nos blessures cachées et aussi dans la beauté de nos richesses humaines et de nos dons ! Tu sais tout et c'est pour cela que Tu es rempli de miséricorde. Tu sais qu'argile nous sommes. Mais nous sommes à Toi ! Et Tu n'abandonnes pas celui que Tu as appelé à la vie, celui que Tu as appelé au baptême, celui que Tu as appelé au sacerdoce voici cinq ans ! Oui, redis-nous qu'il y a mort et mort. Redis-nous aujourd'hui, par ton apôtre Jean : ‘parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s'il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir, comment l'amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ? Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité'. Oui, redisnous cela. Que ta parole nous permette de relire la vie de Hugues à cette lumière et aussi nos vies personnelles et communautaires. Oui, Seigneur, fais-nous entendre le chemin de l'amour en actes et en vérité comme un chemin porteur de vie et que la mort ne peut atteindre. Et puis, Seigneur, Tu avais saisi notre frère Hugues par le mystère de l'Eucharistie, partagée, célébrée, vécue, ce sacrement de ta présence réelle, de ta vie donnée pour que le monde ait la vie. Hugues a vécu de l'Eucharistie, il l'a célébrée avec bonheur et profondeur. Souvent, il priait devant le Saint-Sacrement. Il y reconnaissait le signe de ta présence, comme Tu l'avais fait expérimenter aux disciples d'Emmaüs. Nous te rendons grâce pour son ministère de prêtre au milieu de nous. Nous te rendons grâce pour ce que, les uns et les autres, nous avons reçu de lui et par lui. Frères et soeurs, c'est à un pas de plus dans la foi que nous invite cet événement ! Seul Dieu peut tirer la vie de la mort. Nous venons de le célébrer. Le temps pascal nous permet d'en saisir les multiples facettes. Nous remettons entre ses mains de Père notre frère et ami, Hugues. C'est à un pas de plus dans l'amour que nous invite cet événement ! Seul Dieu peut nous tenir dans l'amour, la délicatesse, l'écoute, la compréhension, la modestie, le soutien, le partage, l'engagement auprès de ceux qui n'ont rien. Qu'Il nous tienne dans l'amour, dans la vie de nos communautés chrétiennes et dans nos vies de tous les jours.
C'est à un pas de plus dans l'espérance que nous invite cette mort ! Seul Dieu peut dominer les tempêtes que subissent les barques de nos vies personnelles, et de nos vies ecclésiales. Nous connaissons le terme de notre espérance, c'est cette vie en Dieu ! Mais en attendant, nous croyons qu'Il ne nous abandonne pas et qu'Il nous rejoint sur nos chemins d'Emmaüs, pour nous redire qu'Il est bien là, ressuscité, vivant et que son Esprit nous accompagne et nous donne et nous donnera tout ce dont nous avons besoin pour poursuivre notre route, et que même Il nous donnera les prêtres dont notre Eglise a besoin, alors que nous pleurons celui qui vient de mourir trop tôt. Oui, frères et soeurs : ‘il est grand l'amour dont le Père nous a aimés. Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes vraiment !' Telle est notre foi ! Telle est la lumière qui nous habite ! Telle est la source de notre espérance et de notre vie ! La Vierge Marie avait l'habitude de garder dans son coeur ce qui se passait et elle en accueillait toute la profondeur. Qu'elle nous soit un modèle pour relire tout comme elle et avancer dans une confiance sans faille en Celui qui a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour condamner le monde mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé. Qu'Il soit béni et loué. C'est à Lui que nous remettons avec respect et affection notre frère Hugues et que nous nous confions nous-mêmes, les uns les autres, et en premier sa maman et sa soeur. Amen.
+ Georges PONTIER Archevêque de MarseilleL'année sacerdotale nous a réveillés. Non seulement nous avons continué à appeler des hommes au sacerdoce, mais nous avons aussi osé reprendre plus clairement la parole au sujet du ministère des prêtres... Tous ont pu redécouvrir à quel point les prêtres aiment l'Église qu'ils servent avec conviction et désintéressement. Tous ont pu redécouvrir combien l'Église aime ses prêtres qui donnent toute leur vie pour le Christ et le service de tous ceux qui leur sont confiés. Nous disons à nouveau notre confiance à nos prêtres. Nous pensons aussi aux séminaristes qui doivent accueillir et examiner leur appel dans ce contexte... Servir dans le clergé diocésain est une belle mission qui peut rendre un homme heureux...
Profession de Foi du groupe des Cinquièmes : Je crois en Dieu qui est Père de tous les croyants, il est le maître de l'impossible, créateur de l'univers, il nous donne la vie, il nous aime et nous invite à aimer. Il nous pardonne sans nous renier et il nous donne la foi et la lumière. Je crois en Jésus-Christ enfanté par Marie grâce à l'Esprit Saint. Il est le Fils de Dieu donnant sa vie pour nous sauver, nous protéger. Aujourd'hui il nous tend toujours la main, nous guide dans la nuit, nous unit malgré nos différences et nous offre sans cesse son amour. Je crois en l'Esprit Saint qui nous est donné pour faire la liaison entre le Père et nous. Il nous donne la foi et l'amour que nous rendons aux autres, il nous aide à devenir meilleurs et nous sauve du mal. Amen.
Faire Profession de Foi, c'est dire à Dieu : je crois ! Non pas un « Je crois » qui signifierait « je pense que », « je ne suis pas bien sûr de... » mais un JE CROIS qui signifie j'ai confiance en Toi, je t'aime. Dire JE CROIS implique donc une RELATION AVEC DIEU. Cela ne signifie pas que cette foi exprimée ne rencontre pas d'obstacles, Cela ne signifie pas que l'on ne puise pas connaître le doute. Mais si l'on prend cette résolution de vivre sa vie avec Dieu, cela ne pourra que nous aider dans toutes les dimensions de notre vie : sur le plan spirituel bien sûr, mais aussi sur le plan personnel et sur le plan social ou relationnel. Certes, Dieu nous a créés LIBRES au point de le renier, ou, sans aller jusque là, au point de vivre notre existence sans penser à lui, sans lui laisser une place dans notre vie. Mais si nous apprenions à mieux connaître Dieu, tout le monde s'empresserait de lui faire la première place dans sa vie car DIEU EST BON et il désire notre bien. Dire à Dieu JE CROIS c'est avant tout VIVRE EN RELATION AVEC LUI pour lui laisser la possibilité de nous combler de sa grâce et de nous apporter tout ce qui lui semblera bon pour nous : amour, paix, joie, patience...( cf Gal 5, 15-30 les fruits de l'Esprit).
N'oublions jamais cette belle phrase de St Irénée de Lyon : « La gloire de Dieu c'est l'homme debout! » C'est ce que Dieu a fait pour son Fils Jésus en le ressuscitant des morts et c'est ce qu'il veut faire pour chacun de nous si nous voulons bien effectivement lui faire place dans nos vies comme on peut le faire en lui disant : « JE CROIS EN TOI SEIGNEUR ! »
LaurentExtraits de l'homélie de Mgr Pontier à la Messe chrismale - Lundi 29 mars 2010
...C'est Dieu qui nous aime le premier, c'est Lui qui nous rejoint sur nos routes, c'est Lui qui nous donne les uns aux autres pour être ensemble le corps du Christ, c'est Lui qui ouvre la Parole pour nous la partager, c'est Lui qui nous pardonne, c'est Lui qui poursuit par le ministère de l'évêque, aidé par les prêtres et les diacres, son oeuvre de libération et de salut. Nous célébrons une Année sacerdotale, une année pour nous redire la place unique des prêtres dans la vie de l'Eglise. Ils sont serviteurs des dons de Dieu en faveur de son peuple. Ils sont les responsables de l'annonce fidèle de la Bonne Nouvelle. Ils sont le visage du Christ qui se fait proche à travers l'onction des sacrements et les célébrations diverses. Ils portent le souci de la brebis perdue, de celle qui est égarée. Ils conduisent la vie des communautés chrétiennes en les gardant dans l'unité et en leur rappelant sans cesse qu'elles doivent porter le souci de tous, des plus fragiles en tout premier. D'une manière éminente, ils exercent leur service propre en présidant l'Eucharistie comme le Seigneur l'a ordonné à ses premiers apôtres, afin que le signe de sa vie donnée pour tous ne manque jamais, jusqu'à la fin des temps, et que se constitue ce corps du Christ que nous sommes appelés à être. Chaque prêtre selon son histoire est travaillé par sa recherche de Dieu et son service de l'Eglise et du monde. Chacun, au fond de lui-même, désire servir la rencontre de Dieu et des hommes et celle des hommes entre eux. Nous connaissons notre fragilité. Nous savons aussi la grandeur et la beauté de notre vocation. Le ministère nous a donné tellement d'occasions de voir l'oeuvre toujours surprenante et libératrice de Dieu dans la vie des croyants, et au-delà encore !
...Priez pour nous, mes frères ! Que nous soyons de saints prêtres ! Croyez que nous prions pour vous, pour qu'avec vous nous soyons de fidèles amis de Jésus en ce temps qui est le nôtre ! Priez avec nous pour que des jeunes, des adultes ne ferment pas les oreilles de leur coeur à l'appel à suivre cette vocation.
Et nous autres, nous prions pour vous afin que vous désiriez qu'un de vos enfants soit un jour prêtre !...Le Dimanche des Rameaux est -tous les ans- l'occasion d'une mini Journée Mondiale de la Jeunesse à Rome, celle d'aujourd'hui préparant le grand rassemblement de Madrid en 2011. Les témoignages de cette année sont autour des différentes vocations : vie religieuse, sacerdoce, mariage... Voici quelques extraits du message de Benoît XVI qui part du récit de la rencontre de Jésus et d'un jeune homme qui lui demande «Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?»". On sait que la réponse de Jésus sera finalement de l'inviter à vendre ses biens et à le suivre, mais le jeune partira tout triste en refusant l'invitation. Dans le récit évangélique, saint Marc souligne que Jésus fixa sur lui son regard et l'aima. C'est dans le regard du Seigneur que réside le coeur de cette rencontre très particulière et de toute l'expérience chrétienne. Le christianisme, en effet, n'est pas d'abord une morale, mais une expérience de Jésus-Christ, qui nous aime personnellement, jeunes ou vieux, pauvres ou riches. Il nous aime même quand nous lui tournons le dos... Le jeune homme riche demanda à Jésus: Que dois-je faire? La période de la vie où vous vous trouvez est un temps de découverte : celle des dons que Dieu vous a accordés et de vos responsabilités. C'est également l'heure des choix fondamentaux pour construire votre projet de vie... Pour découvrir le projet de vie qui peut vous rendre pleinement heureux, mettez-vous à l'écoute de Dieu, qui a son dessein d'amour sur chacun de vous. La vocation chrétienne jaillit d'une proposition d'amour du Seigneur et ne peut se réaliser que grâce à une réponse d'amour... A l'exemple de nombreux disciples du Christ, vous aussi, chers amis, accueillez avec joie l'invitation à le suivre, pour vivre intensément et avec fécondité en ce monde... La tristesse du jeune homme riche de l'Evangile est celle qui naît dans le coeur de chacun quand on n'a pas le courage de suivre le Christ, d'accomplir le bon choix. Mais il n'est jamais trop tard pour lui répondre!. S'interroger sur l'avenir définitif qui attend chacun de nous donne un sens plénier à l'existence, car cela oriente le projet de vie vers des horizons ni limités ni passagers, mais immenses et profonds. Ces horizons nous portent à aimer le monde, tant aimé de Dieu, à nous consacrer à son développement, toujours avec la liberté et la joie qui naissent de la foi et de l'espérance...nous sommes appelés à l'éternité. Dieu nous donne les commandements parce qu'il veut nous former à la vraie liberté, parce qu'il veut construire avec nous un Royaume d'amour, de justice et de paix. Les écouter et les mettre en pratique ne signifie pas s'aliéner, mais trouver le chemin de la liberté et de l'amour authentiques, car les commandements ne limitent pas le bonheur, ils indiquent comment le trouver.
Ceux qui vivent aujourd'hui dans la condition de la jeunesse doivent affronter de nombreux problèmes provenant du chômage, du manque de références et d'idéaux certains, ainsi que de perspectives concrètes pour l'avenir... En dépit des difficultés, ne vous laissez pas décourager et ne renoncez pas à vos rêves!... Dans ma récente encyclique sur le développement intégral, Caritas in Veritate, j'ai dressé la liste de quelques grands défis qui sont urgents et essentiels pour la vie de ce monde : l'utilisation des ressources de la terre et le respect de l'écologie, la juste répartition des biens et le contrôle des mécanismes financiers, la solidarité avec les pays pauvres dans le cadre de la famille humaine, la lutte contre la faim dans le monde, la promotion de la dignité du travail humain, le service en faveur de la culture de la vie, la construction de la paix entre les peuples, le dialogue interreligieux, le bon usage des moyens de communication sociale. Ce sont des défis auxquels vous êtes appelés à répondre pour édifier un monde plus juste et fraternel. Ce sont des défis qui requièrent un projet de vie exigeant et passionnant, dans lequel investir toute votre richesse selon le dessein que Dieu a sur chacun de vous. En cette Année sacerdotale, je vous invite à connaître la vie des saints, en particulier celle des saints prêtres. Vous verrez que Dieu les a guidés et qu'ils ont trouvé leur route jour après jour, précisément dans la foi, dans l'espérance et dans l'amour. Le Christ appelle chacun de vous à s'engager avec lui et à assumer ses responsabilités pour bâtir la civilisation de l'amour.
PLONGER DANS LES ÉCRITURES...
Ce Vendredi 19 Mars, nous avons fêté St Joseph, cet homme juste que Dieu va solliciter pour être le père adoptif et « terrestre » de Jésus. Pour ce faire, on nous dit dans l'évangile que Joseph était visité, la nuit, dans son sommeil, par un ange qui lui rapporte la parole, et donc la volonté, de Dieu. Or, il s'avère que nous n'avons pas tous cette chance ! Pour ma part, je n'ai pas non plus, sur mon bureau, une ligne rouge qui me relie directement à Dieu pour écouter ce qu'il aurait à me dire ; c'est bien dommage mais comment faire, alors, pour se mettre à l'écoute de Dieu ? Certains pourraient être tentés de dire que Dieu est muet ou silencieux (c'est ce que l'on trouve dans certains chants) mais pour ma part je ne suis pas d'accord : ce n'est pas parce qu'on est sourd que l'on va reprocher aux autres d'être muets ! Pour sortir de cette surdité, le seul moyen vraiment efficace qui soit à la portée de tout le monde c'est de plonger dans les Ecritures ! L'immersion totale dans la Parole de Dieu telle que nous pouvons la trouver dans les différentes traductions Bibliques, dans nos missels, nos bréviaires, Prions en Eglise ou autres Magnificat...
Si nous prenons le temps de lire les Ecritures saintes, nous parviendrons à discerner que Dieu peut employer ce moyen pour nous parler ; quelquefois, un mot, une phrase ou une expression prend tout à coup du relief, me percute, m'interroge, me touche au moment où je les lie... Dans ce cas, je ferme les yeux et je médite sur cette parole reçue car elle m'est plus particulièrement adressée. En devenant des familiers de la Parole de Dieu, des Ecritures, en s'y plongeant régulièrement et joyeusement, comme on se plonge volontiers dans une mer chauffée par le soleil, nous allons faire une expérience tout à fait primordiale pour notre foi : LIRE C'EST ÉCOUTER. L'Écriture sera alors pour chacun un véritable trésor car Dieu ne cesse de s'y livrer et de nous y adresser sa Parole dans son Amour inlassable des hommes.
Laurent.Mardi 23 mars, dans le cadre de la formation sur art et théologie, nous étudierons quelques sarcophages. Il y a bien sûr celui découvert dans la rue du Grand Madier en 1905 à La Ciotat, mais il y a aussi ceux de Saint-Victor que j'ai eu tout le loisir d'étudier il y a deux ans, alors que j'étais vicaire de la paroisse. Nous retracerons leur itinéraire depuis le lieu où ils ont été découverts jusqu'à aujourd'hui et le sens des scènes qui ornent leurs côtés. Nous ferons un détour vers Arles, qui connu sous le Haut Empire, cinq nécropoles principales et l'ensemble le plus important de sarcophages après Rome.
Voilà sous nos yeux, tout près de nous, les premières images chrétiennes. Lorsqu'un art chrétien va se développer dans l'empire romain vers le milieu du IIIième siècle, c'est d'abord dans le domaine funéraire, où le Christ apparaît sous une forme anonyme ou symbolique. Après la conversion de Constantin au début du IVième siècle, l'art chrétien sort des nécropoles et des catacombes pour donner lieu à un foisonnement d'images et de représentations. Peut être est-il bon si nous voulons fonder nos réflexion sur l'image et leur sens théologique de revenir à ces premières représentations. Ces sarcophages nous livrent la façon dont Jésus était prié dès les débuts du christianisme en Provence, de façon très touchante, ils immortalisent aussi dans la pierre les sentiments de ceux qui venaient de perdre leur proche parent ou leur ami. C'est là tout le sens du mot « symbole » qui consiste à établir un lien entre deux réalités bien distinctes : la terre et le ciel, le monde paléochrétien et le nôtre. Je vous invite cette fois à un voyage dans le temps pour découvrir notre chère Provence lorsque l'empire devenait chrétien... Mardi 23 mars, de 19H30 à 21H00, OEuvre de Jeunesse. Pour ceux qui ont manqué les dernières conférences sur « art et théologie », retrouvez les comptes-rendus vidéo des dernières rencontres sur le site de la paroisse : http://www.paroisse-ciotat-ceyreste.cef.fr/
C.C.F.D L'argent comme lieu d'une expérience spirituelle
La gravité de la crise économique et sociale contraint à la révision de beaucoup d'assurances. Les remèdes que l'on peut imaginer pour tenter de sortir de la crise et pour inventer de nouveaux modes de consommation et de production sont complexes. Pourtant l'enjeu que représentent ces nécessaires réformes n'est pas uniquement ‘technique', il est aussi spirituel. Derrière ces réformes, se dit notre propre rapport collectif à l'argent, à la propriété et, finalement, au lien social. La richesse des relations humaines à laquelle l'argent devrait être ordonné porte le beau nom ‘d'amitié'. Tous ceux qui ont vécu dans la rue le savent : la galère commence le jour où je n'ai plus d'ami vers qui me tourner... C'est justement ce que l'intendant malhonnête de la Parabole a compris et qu'il cherche à éviter ! Soit, dira-t-on, mais en quoi la subordination de nos transactions marchandes à la qualité de nos relations humaines est-elle une expérience spirituelle ? Ces relations d'amitié, ultimement, sont le signe et la promesse d'une amitié à laquelle le Dieu des Evangiles nous invite, à condition d'entendre le ‘Mon ami...' qui m'est murmuré au plus intime. Mais bien sûr, à l'heure des comptes, la tentation est immense pour chacun de réclamer son dû, de ne plus vouloir parler à Dieu, ni à quiconque, comme un ami parle à un ami, mais comme un créancier. Manière de perpétuer la violence qu'ont déjà provoquée les pertes liées à nos erreurs de gestion. ‘Celui qui vaincra' ajoute pourtant la voix de l'Apocalypse, ‘je le ferai asseoir avec moi sur mon trône' De quoi peut-il s'agir, sinon d'une victoire sur la tentation de rester sourd à la promesse de l'amitié que murmurent toutes nos relations humaines ? A ceux qui le traverseront, Dieu ne promet rien de moins que son propre trône ! Le partage de sa souveraineté. Parce que lui, justement, ne nous considère plus comme des vassaux mais comme des amis (Jn 15,15).
Concrètement cela signifie que les institutions financières pourraient songer à imiter le mauvais gestionnaire de la parabole : de même que l'effacement de la dette des pays du Sud est devenu une nécessité, de même l'effacement de la dette des ménages pauvres piégés par le crédit à la consommation, est impératif si nous voulons préserver le lien social. Une priorité bien plus urgente que le sauvetage des acquis du système financier. Tout notre rapport à l'argent se dit dans cette priorité.
Gaël Giraud
En tant que chrétiens, nous avons une responsabilité particulière dans la bonne marche du monde. Le désastre économique qui se révèle aujourd'hui vient de l'avidité et de l'égoïsme de quelques-uns. Mais les solutions viendront aussi du changement de chacun, d'une conversion profonde. Si nous sommes l'ami du Christ nous sommes aussi l'ami des plus pauvres. Par cette amitié, nous serons transfigurés dans le Christ.
Quelques questions pour continuer notre réflexion personnelle au coeur de ce Carême :
Quelle est mon attitude face à l'argent ? Quelles sont les ‘richesses' que je privilégies? argent, situation, fidélité, amitié...
CONVERTISSEZ-VOUS !
Et un Carême de plus ! Les années se suivent et, comme chaque année, l'Eglise nous propose de vivre cetemps particulier qui nous prépare à la fête de Pâques : le Carême. C'est un temps de grâce ! Pour ouvrir, ce temps, nous avons entendu cette invitation : « Convertissez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle ! » (Lors de l'imposition des Cendres). La conversion dont il s'agit ici ne sera pas le fruit de notre volonté, ni le fruit d'un dur labeur, ni d'efforts très intenses ; il s'agit d'un don de la grâce de Dieu. Par contre, ce qu'il nous appartient c'est de nous disposer à accueillir ce don de Dieu. « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe » dit le Seigneur (Apo. 3, 20) et même si cela ne demande pas un effort très violent, c'est à nous qu'il appartient d'entendre et d'ouvrir la porte... Alors voici quelques pistes pour bien vivre ce carême 2010 et mieux recevoir tous les dons, toutes les merveilles que Dieu a prévus pour chacun de nous. Nous connaissons tous la trilogie classique de la prière, du jeûne et de l'aumône qui nous a été rappelée à l'évangile du mercredi des Cendres. A propos de la prière, on peut bien sûr prier chez soi, on peut aussi participer aux différents temps qui sont proposés sur nos paroisses, à savoir : les messes dominicales, évidemment, les messes quotidiennes à 8h30 à St Joseph et celle du Mercredi à 17h30 à Ceyreste, il y a aussi le temps d'adoration du St Sacrement le Vendredi matin, après la messe, de 9h à 9h45 sans oublier les temps de prière du carême les mercredis soirs (voir ci-dessous). Toujours dans le cadre de la prière, ne négligeons pas le sacrement de la réconciliation : ce merveilleux sacrement où Dieu nous rappelle qu'il nous aime au-delà de tout ce qui pourrait nous éloigner, voire nous séparer, de lui. Pour méditer sur ce Carême 2010, relisons aussi Matthieu 5, 17 - 48 : nous y trouverons les Paroles par lesquelles Jésus Christ scelle la Nouvelle Alliance : Vous avez appris qu'il a été dit ... et moi je vous dis ... Tout ce qui suit ce « je vous dis » peut être sujet à une profonde réflexion et méditation car tout ce que Jésus nous dit là, nous rappelle les exigences de l'amour, et, finalement une part de l'effort qu'il nous faudra librement consentir pour « ouvrir la porte » au Dieu d'Amour qui tient à demeurer en nous. Car, nous l'aurons compris, la Conversion, finalement n'est rien d'autre que de se rapprocher de Dieu, ou permettre à Dieu de se faire proche de nous. C'est dans l'intimité de cette relation que nous pourrons bénéficier de tous ces fruits de l'Esprit qu'évoque Paul dans l'épître aux Galates (Ga 5, 22 - 26) : l'amour, la paix, la joie, la patience, la bonté, la bienveillance, la maîtrise de soi, la confiance dans les autres. A chacun de nous de juger et surtout de prendre les moyens qui vont nous aider à nous disposer à accueillir tout cela : que le Seigneur nous accorde la grâce d'une belle, grande et réelle conversion, afin que nous lui soyons toujours plus semblables.
Laurent.Le 23 février, mardi prochain se déroulera comme chaque mois, notre cycle de réunion, autour de l'art et de la théologie. Nous étudions un aspect de notre foi en l'éclairant par une oeuvre d'art, peinture, dessin, bas relief, sculpture ou séquence de film. Nous avons commencé avec la doctrine des fins dernières éclairée par les tableaux de la peste de l'église Notre-Dame, nous avons poursuivi avec le sacrement du mariage en nous appuyant sur un tableau de Jean Van Eyck. En ce temps de carême, il convenait de nous attarder sur le thème de la passion. Nous ne verrons pas toute la passion mais seulement une scène. La prière angoissée de Jésus dans le jardin des Oliviers. Et nous verrons comment cette scène a été rendue dans deux films. Alors accrochez vos ceintures parce que nous allons faire un voyage qui nous conduira au coeur de notre foi !
Les questions que les artistes se sont posées en réalisant ces films sont d'ordre christologiques. Elles sont relatives au rapport, entre elles, des deux natures (humaine et divine) dans la personne du Verbe Eternel. Cette union des deux natures, Saint Thomas d'Aquin lui a donné un nom : l'union hypostatique. Les réalisateurs n'ont pas été choisis au hasard. Ils ont vu dans cette scène de l'angoisse de Jésus dans le jardin des Oliviers le thème central de leur film et ont évoqué, à leur manière, leur vision du Christ.
Si on prend un peu de hauteur par rapport à notre thème de mardi, un constat s'impose : le Christ fut et continue d'être le bien-aimé des arts visuels. Comme la Bible est sans conteste, chiffres en main, de tous les livres du monde, le livre le plus traduit, dans le plus grand nombre de langues, et le plus édité, il se pourrait que, de tous les sujets de l'art, Jésus soit celui qui fut le plus souvent traité, depuis des siècles ! La vie et l'oeuvre de Jésus-Christ, l'effet d'attraction du mystère de sa personne et de sa double nature, les possibilités de contemplation, ont constitué pour l'art, depuis ses origines, au lendemain de la résurrection, jusqu'à nos jours, une source d'inspiration qui semble inépuisable !
A mardi, pour un voyage au coeur de notre foi !!! JulienCette année, nous réécoutons St Paul dire aux Corinthiens :
« Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20b). La réconciliation est un thème habituel du temps de Carême. C'est l'appel incessant des prophètes qui invitent à revenir à Dieu : à laisser les idoles c'est à dire tout ce qui petit à petit a pris la place de Dieu dans notre vie, dans coeur, à redécouvrir l'amour que Dieu a pour son peuple et l'alliance qu'il veut renouveler avec lui. C'est le message de Jean Baptiste de notre Avent : revenir au Seigneur en abandonnant nos mauvaises oeuvres et en redécouvrant une plus juste relation à l'autre dans notre vie de tous les jours. C'est le coeur de la mission du Christ : réconcilier tout en lui, tout attirer à lui et remettre la création renouvelée à son Père. C'est aussi un thème lié au saint curé d'Ars et à l'année sacerdotale qui nous proposée cette année. Comme tous les baptisés, nous sommes (les prêtres) invités à écouter et à vivre pour nous-mêmes cet appel et à le transmettre. Mais, nous avons aussi de manière spéciale, comme St Paul, le devoir de relayer cet appel à nos communautés et la grâce de célébrer le sacrement qui remet en communion avec le Seigneur et avec les autres...
Homélie de la Messe du 2 février à St Victor
Le grand personnage de cette scène de la Présentation de Jésus au Temple, quarante jours après sa
naissance, est l'Esprit Saint. «L'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple». Tout ce que Syméon dit de l'enfantlui vient de l'Esprit. Et voilà que, poussé par l'Esprit, Syméon décrit ainsi à Marie la mission de Jésus : «Vois, ton fils, qui est là, provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre». Syméon voit déjà ce moment de la croix de Jésus, ce moment où Marie sera éprouvée dans sa chair de mère, ce moment où du haut de la croix seront vaincus, en Jésus, la haine par le pardon, le désespoir par la confiance, la mort par la résurrection à venir. Les pensées secrètes de Dieu sont révélées : il est un Dieu pour l'homme, un Dieu proche des souffrants, un Dieu pardonnant, prenant le visage du rejeté pour qu'aucun des rejetés d'ici-bas ne se sente exclu de l'amour de Dieu pour lui, un Dieu vainqueur de la mort. Du haut de la croix, les pensées secrètes d'un grand nombre sont révélées : les pensées de ceux qui ont eu peur de Jésus, peur de l'écho favorable qu'il trouvait auprès des petits, peur qu'il prenne leur place, peur de l'annonce d'un Dieu de miséricorde et de tendresse, peur de la remise en cause des comportements moraux et sociaux, peur de quelqu'un qui disait qu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime ! Jésus lumière du monde, Jésus sauveur, Jésus dont la vie, les paroles, les actes dévoilent les pensées secrètes d'un grand nombre. Et voilà que Jésus nous renvoie à nos pensées secrètes, à notre conscience, à ce que nous faisons de nos vies et dans nos vies. C'est là que l'Esprit poursuit son oeuvre de salut pour que nos pensées soient des pensées de paix, de fraternité, de service des plus pauvres, de confiance et d'écoute de Dieu. En quelque sorte, nous aussi, ce matin, nous venons présenter nos vies au Seigneur, dans son Temple, son Eglise, nos vies personnelles et celle de notre communauté chrétienne vivant ici dans ce diocèse de Marseille. Et le Seigneur emprunte toujours le même chemin pour nous éclairer, celui de la présence et de l'oeuvre de son Esprit Saint en nous. Oh ! mes amis, je pense que ce qui nous manque le plus, c'est de nous arrêter, de nous mettre à l'écoute de l'Esprit, d'examiner les pensées secrètes de nos coeurs, de lui laisser les purifier, les réorienter, les guérir. Oui, qu'est-ce qui secrètement nous pousse dans la vie, nous guide, explique nos choix, à quel qu'âge de la vie que nous soyons : jeunes ou plus âgés, situés diversement dans la vie et la société ? On ne peut pas faire ce qu'on veut de sa vie. Quand on est croyant, on sait que Dieu nous a confiés les uns aux autres. On sait qu'il nous appelle à devenir des fils et des frères. Ce matin, demandons-nous où nous en sommes de notre relation à ce Dieu d'amour de qui vient toute vie. Demandons-nous si nous vivons vraiment pour les autres. Demandons-nous où nous en sommes de nos pensées secrètes, elles qui, mal orientées, peuvent diviser, opposer, tuer. L'état du monde nous montre assez ce combat entre ceux qui ne pensent qu'à leurs intérêts et ceux qui pensent en premier aux autres. A vrai dire, ce combat est en chacun de nous. A des moments, nous construisons la civilisation de l'amour, à d'autres, celle de la mort. Oh ! mes amis, c'est d'abord en chacun de nous que la lumière de l'Esprit doit faire son oeuvre et nous aider à discerner ce qui humanise et ce qui déshumanise. En notre monde, il y a beaucoup de Marie dont le coeur est transpercé par l'épée : celle de voir le sort de leurs enfants, mal logés, mal nourris, mal soignés, mal instruits, mal traités, mal accueillis, mal dans leur peau. Il y a beaucoup de Marie comme impuissantes au pied de la croix de leur fils, si ce n'est qu'au-delà de la souffrance et de la mort, elles gardent leur confiance en Dieu et 'appuient, comme Marie, sur la présence de quelques proches, solidaires et fraternels. Alors, Eglise de Marseille, fais-toi proche de ceux et celles qui n'en peuvent plus d'espérer, laisse l'Esprit de Dieu purifier tes pensées secrètes, sois une actrice de fraternité et de justice dans cette société marseillaise si brassée et fragile, brise les verrous de la haine ou de la peur, sois généreuse, vis pour les autres et, alors, ta lumière brillera, la lumière de Celui qui est venu pour que les hommes aient la vie et l'aient en abondance. Amen. + Georges Pontier Archevêque de MarseilleAujourd'hui, nous avons la suite de l'évangile de la semaine dernière : Jésus revient à Nazareth et il retrouve ses habitudes : aller à la synagogue pour le sabbat et y lire la lecture des prophètes. Jésus revient à Nazareth et les habitants restent sur leurs habitudes : ils connaissent tout de Jésus, sa famille, sa vie paisible au milieu d'eux. Rien de nouveau ne peut les atteindre : Jésus n'a pas pu se révéler ailleurs, Dieu n'a pas pu confirmer sa mission ailleurs, mieux vaut le précipiter, c'est bien trop tard pour le suivre, pour le redécouvrir... et déjà, s'annonce la croix. Aujourd'hui, nous écoutons l'évangile, nous prions : Jésus revient frapper à la porte de notre coeur puisque nous l'y invitons, c'est là son habitude. Mais quelles sont nos habitudes ? lui répéter tout ce qui ne va pas bien pour nous ? écouter d'une oreille distraite la célébration ? en rester à ce que nous avons découvert de lui ? nous contenter du lien que nous avons tissé ? Et si nous laissions entrer du nouveau : si nous guettions dans les lectures, dans l'homélie la parole qui va nourrir notre journée, notre semaine ; si nous acceptions de faire silence dans notre coeur pour l'écouter lui, si nous sentions son désir de s'approcher un peu plus de nous. Alors, ce serait -aujourd'hui encore la Parole qui s'accomplit... pour nous.
MichelAu cours du siècle dernier, la réconciliation des chrétiens a pris des formes très diverses : l'importance de la prière, la recherche théologique et les nombreux accords doctrinaux, la coopération pratique dans le champ social et la question de la mission. Il ne va pas de soi pour tous d'associer la démarche missionnaire et le souci de l'unité des chrétiens. Historiquement, c'est souvent pour des raisons pratiques que la question de l'unité des chrétiens s'est posée aux missionnaires : éviter une concurrence inutile alors que les besoins humains et matériels étaient immenses. Mais des missionnaires issus d'Eglises différentes ont pu aussi conjuguer leurs efforts pour réaliser de nouvelles traductions de la Bible. Sans nier les rivalités entre missionnaires envoyés par les différentes Eglises, il faut reconnaître qu'ils furent peut-être les premiers à prendre la mesure de la tragédie que représentait la division des chrétiens. Pouvait-on se permettre d'exporter les divisions de l'Eglise auprès des peuples qui découvraient le Christ ? Les nouvelles Eglises locales ne pouvaient manquer d'être saisies par le décalage entre le message d'amour dont elles voulaient vivre et la séparation effective des disciples du Christ. C'est durant l'été 1910 que se réunirent dans la capitale écossaise les délégués officiels de sociétés missionnaires protestantes auxquels s'était joint un invité orthodoxe. N'ayant aucune vocation décisionnelle, la Conférence n'avait d'autre but que d'aider les missionnaires à se forger un esprit commun et à coordonner leurs entreprises. Edimbourg fut choisie comme lieu de ce rassemblement : les Eglises protestantes écossaises étaient particulièrement actives dans la mission, et elles étaient réputées pour l'attention portée aux cultures locales.
C'est pour faire mémoire de ce jalon important dans l'histoire du mouvement oecuménique qu'il a semblé naturel de confier la préparation de cette Semaine 2010 aux Eglises chrétiennes d'Ecosse, alors qu'elles se préparent activement à célébrer l'anniversaire de la Conférence de 1910 autour du thème : « Témoigner du Christ aujourd'hui ». Dieu qui a manifesté ta présence dans notre histoire, nous te rendons grâce de nous avoir accompagnés et donné ton Fils pour révéler ton amour. Guide les pas de tous les témoins de l'Evangile vers l'unité parfaite. Dieu qui ne nous abandonne jamais, nous te rendons grâce pour notre expérience du Christ ressuscité. Sur les chemins de la vie, à chaque rencontre, suscite en nous la compassion d'accueillir l'autre et d'être à l'écoute de son histoire. Ravive notre désir d'annoncer ta Parole, qu'elle illumine et brûle notre coeur de témoin. Accordenous le courage de nous rendre vulnérable, afin que les frères et les soeurs rencontrés puissent par nous te connaître et que nous puissions par eux te découvrir. Dieu de qui vient tout don parfait, nous te rendons grâce car tu ne cesses depuis les origines de susciter de génération en génération cette nuée de témoins qui nous ont transmis la foi des apôtres. Donne-nous d'être inventifs et fidèles à cet héritage de foi pour ouvrir ensemble les voies nouvelles de l'Evangile. Dieu de compassion, nous te rendons grâce parce que tu as réconcilié le monde par la croix de ton Fils. Fais croître en nous la foi, qu'elle soit notre force pour être, dans le Christ et à son exemple, toujours plus solidaires des personnes dans leur vie, dans leur souffrance.
Prière d'engagement Seigneur, prends-nous là où nous en sommes actuellement et conduis-nous où tu veux que nous allions. Fais que nous ne soyons pas seulement les gardiens d'un héritage, mais les signes vivants de ton règne qui vient. Enflamme-nous de ta passion pour la justice et la paix parmi tous les peuples. Remplis-nous de la foi, de l'espérance et de l'amour qui donnent corps à l'Evangile et fais-nous UN dans la puissance de l'Esprit-Saint : que le monde croie, que ton nom soit sanctifié dans notre Nation, que ton Eglise puisse être reconnue effectivement réunie en un seul corps. Nous nous engageons à t'aimer, à te servir et à te suivre non comme étrangers les uns aux autres, mais comme des pèlerins. Amen.
Semaine de prière pour l'unité des chrétiens
Souvent a été médité le dernier discours de Jésus avant sa mort dans l'Evangile de St Jean. Cet ultime testament souligne l'importance de l'unité des disciples du Christ pour la mission : «Que tous soient un... afin que le monde croie». Les Eglises d'Ecosse ont choisi de nous faire entendre cette année le dernier discours du Christ ressuscité avant son Ascension, qui s'achève par ces mots : «Le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. De tout cela, c'est vous qui êtes les témoins» (Luc 24)
On devine que la manière de témoigner de Marie Madeleine, de Pierre ou des disciples d'Emmaüs ne sera pas identique. Et pourtant, c'est bien la victoire de Jésus sur la mort que tous mettront au coeur de leur témoignage. La rencontre personnelle avec le Ressuscité a radicalement changé leur vie et une même évidence s'impose à eux : de tout cela, il nous faut être témoins. Leur récit aura des accents différents, parfois même des dissensions pourront naître entre eux et pourtant tous oeuvreront à l'annonce de la Bonne Nouvelle. Dieu en qui nous mettons notre Espérance, nous te louons pour la promesse de Jésus : «Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde.» Vois les doutes qui assaillent nos coeurs sur le chemin de l'unité chrétienne. A l'exemple des pionniers de l'oecuménisme, donne-nous le courage de dénoncer ensemble nos craintes actuelles et la clairvoyance pour retrouver en cette année 2010 la confiance sur le chemin de l'accomplissement de ta volonté.
Plaidoyer pour la simplicité liturgique
Jésus Christ, à la base, ne nous a pas légué des gestes très compliqués ; ce sont des gestes plutôt simples : « il prit le pain, il rendit grâce, le rompit et le leur donna » ; « il prit le vin, dit la bénédiction et le leur donna ». Les paroles qui accompagnent ces gestes ne sont guère plus compliquées : « Prenez et mangez, ceci est mon corps » ; « Prenez et buvez, ceci est mon sang ». Là est le coeur, l'essentiel du mystère de l'eucharistie où tout le reste pourrait paraître superflu. La célébration et la participation à un tel mystère est très exigeant : il demande une foi toute aussi simple et profonde pour apprendre à reconnaître et accueillir le Dieu qui se communique là, à travers des gestes et des paroles si simples. Pourtant, au fil du temps, autour de ces gestes et de ces paroles, les hommes se sont sentis obligés d'enrichir les rites qui étoffent cet essentiel, à grand renfort d'encens, de clochettes, de dévotions et d'autres gestes nés de traditions plus ou moins récentes, pensées ou ressenties... comme si la simplicité des paroles de base était tout simplement inacceptable. L'homme a besoin d'incarner ces rites, de se les approprier, ce qui a fait naître des formes diverses et variées pour accompagner la célébration de la messe. Il y a là un enjeu très important : celui de l'acculturation ; ce besoin vital pour l'homme d'ancrer dans sa culture, dans son temps et dans ses us une manière parlante de vivre et de célébrer le mystère eucharistique pour lui et ses prochains. Quelle façon de célébrer est la meilleure ? Aucune et toutes à la fois ! Dans la mesure où chacune a pu remplir ce rôle au moment où elle devait de faire. Aussi, plutôt que de sombrer dans un douce et regrettable nostalgie, ce qu'il nous reste encore à construire, à accomplir c'est quelle est la meilleure manière de rendre accessible la grandeur de ce don de Dieu, au plus grand nombre, aujourd'hui. La simplicité de Celui qui a institué ces mystères ne peut que nous aider dans ce travail ou cet effort pédagogique car elle ne peut qu'être au service de ce superbe sacrement, associée à une bonne connaissance de notre monde et des gens. Pour que les mots de son Amour puissent être accueillis de tous : hommes, femmes, enfants, adolescents, jeunes, adultes et anciens ; et que tous puissent rendre gloire à Dieu comme il se doit. LaurentVous connaissez tous ce film, vous en avez entendu parler ou vous êtes allés le voir : 0Avatar, film à grand succès sur les affiches en ce début d'année, et encore pendant longtemps, compte tenu de son audience. Nous avons assisté à son avant première, Michel, Laurent et moi, équipés des lunettes, pour le voir en 3D. La salle, plongée dans l'obscurité, pendant 2H40 environ était plus recueillie qu'à la messe ! Et ce n'est pas étonnant ... le réalisateur nous entraîne avec passion dans son monde baigné de magie, sous la protection de la déesse Aiwa, la mère nature qui relie tous les êtres entre eux. Il n'y a qu'une créature qui échappe à cette belle harmonie, c'est l'homme, venu s'emparer de ses ressources minières, au grand dam de ses habitants, les Navis, des créatures humanoïdes, bleues, de plus de 3 m, qu'on ne risque donc pas de prendre pour des schtroumfs. C'est une belle fable écologique, qui milite pour la protection de notre monde. On regrettera seulement que l'homme ne parvienne pas à y trouver sa place. Du début jusqu'à la fin, l'homme est celui qui tue, vole, pille les ressources de cet univers, met le feu à ce monde merveilleux. Et le héros parvient même à abandonner sa nature humaine, à la fin du film, pour devenir Navi lui-même. Comme s'il n'y avait pas d'autre alternative pour l'homme que celle de quitter la planète ou de devenir autre. Voilà donc, me semble t-il une écologie qui manque un peu d'équilibre. On peut y voir deux Amériques : d'un côté une Amérique qui souhaite continuer à polluer, freinant des 4 fers pour échapper à une réglementation qui serait pourtant nécessaire (comme nous l'avons vu au Sommet de Copenhague) ... et de l'autre une Amérique qui bascule dans une écologie quasi religieuse (comme dans ce film), laissant peu de place à l'homme et à son désir d'entreprendre.
Mais les Etats-Unis sont ils armés pour pouvoir affronter un tel débat ? Plus que les français, ils sont marqués par des courants religieux de théologie protestante. Une théologie qui a vu le jour au XVIième siècle avec Luther. Pour faire bref, jusqu'à Luther il était communément admis qu'après la chute d'Adam, l'homme avait été soumis au pouvoir du péché et de la mort, des maux éternels tels qu'ils ne peuvent être surmontés par les seules forces de l'homme. Pour Luther, la nature humaine a été plus que blessée, par le péché originel, elle a été irrémédiablement corrompue ! Si l'homme est sauvé, pour Luther, c'est uniquement par sa foi, sans participations de ses oeuvres. L'homme est justifié par sa foi, c'est-à-dire, recouvert du « manteau de la justice » mais il reste corrompu par le péché jusqu'aux racines de son être et incapable de faire le bien (ce qu'en théologie protestante, on appelle la « justification forensic »). Alors on comprend mieux le pessimisme de ce film et comment on en arrive à opposer l'homme au reste de la création ! Avatar, n'en reste pas moins un beau film, très émouvant. Cependant je doute que sur la question de l'écologie, il apporte autre chose que des émotions. Dans ce film, l'homme ne trouve pas sa place. Il est une fausse note, incapable de s'accorder à la poésie du monde des Navis. Mais est-ce que la création n'est pas bonne dès l'origine, et la créature humaine « très bonne », capable de sainteté ? Julien
Avatar est un film de science-fiction de James Cameron tourné en 3D Relief, sorti en France le 16 décembre 2009. L'action se déroule sur la planète Pandora et traite du choc entre des humains venus ici exploiter un minerai rare et susceptible de résoudre la crise énergétique sur Terre (nous sommes en 2154), et la population autochtone, les Na'vi qui vivent en parfaite symbiose avec leur environnement et tentent de se défendre face à l'invasion. Un programme est créé par les terriens, le programme Avatar qui va leur permettre de contrôler des corps Na'vi clonés associés à des gènes humains, afin de s'insérer dans la population et de tenter de négocier avec elle, dans la mesure où le clan « Omaticaya » est installé dans un gigantesque arbre-maison situé sur un des principaux gisements de ce minerai dénommé Unobtanium. Le personnage central de l'histoire est Jake Sully, un marine paraplégique qui, via son avatar, va devoir choisir son camp... avec le destin de la planète en jeu.
Pour que le monde soit plus beau, Seigneur, je voudrais allumer des étoiles dans la nuit. Une étoile du regard pour un peu de lumière dans le coeur de ceux à qui personne ne fait jamais attention. Une étoile d'écoute pour un peu de chaleur dans le coeur de ceux à qui personne ne donne de temps. Une étoile de parole pour un peu de joie procurée par quelques mots d'encouragement, de merci, de tendresse. Une étoile de service pour un peu de partage avec des mains qui se tendent, qui travaillent, qui s'unissent. Une étoile de parfum pour respirer à fond la vie, pour admirer et ressentir les merveilles qui nous entourent. Je voudrais, Seigneur, allumer juste quelques petites étoiles pour conduire le monde jusqu'à toi. Danielle Sciaky
Message de Benoît XVI pour le 1er janvier 2010 "Si tu veux construire la paix, protège la création".
Il est indispensable que l'humanité renouvelle et renforce l'alliance entre l'être humain et l'environnement, qui doit être le miroir de l'amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons. La mise en place d'une solidarité inter-générationnelle loyale semble en effet urgente... L'usage des ressources naturelles devrait être tel que les avantages immédiats ne comportent pas de conséquences négatives pour les êtres vivants, humains et autres, présents et futurs ; que la sauvegarde de la propriété privée ne fasse pas obstacle à la destination universelle des biens ; que l'intervention de l'homme ne compromette pas la fécondité de la terre, pour le bien d'aujourd'hui et celui de demain. L'urgente nécessité morale d'une solidarité intra-générationnelle renouvelée doit être réaffirmée, spécialement dans les relations entre les pays en voie de développement et les pays hautement industrialisés... Il est nécessaire que les sociétés technologiquement avancées soient disposées à favoriser des comportements plus sobres, réduisant leurs propres besoins d'énergie et améliorant les conditions de son utilisation. Simultanément, il convient de promouvoir la recherche et l'application d'énergies dont l'impact environnemental est moindre Il est de plus en plus clair que le thème de la dégradation environnementale met en cause les comportements de chacun de nous, les styles de vie et les modèles de consommation et de production actuellement dominants, souvent indéfendables du point de vue social, environnemental et même économique... Il est important que chacun s'engage à son propre niveau, travaillant afin que soit dépassée la suprématie des intérêts particuliers.
Que nous souhaiter les uns les autres, en ce début d'année ? la santé, sans doute ; mais aussi la joie de vivre pleinement les liens que nous tissons avec les autres ; la paix dans notre coeur, autour de nous et à travers le monde...
QUI S'EN SOUCIE ENCORE ?
Le mois de Décembre est toujours un mois où l'on peut observer une grande agitation, une grande effervescence. Dernier mois d'un premier trimestre de 4 longs mois, on y parvient toujours avec une certaine fatigue physique parfois, nerveuse certainement... Et pourtant, pas de répit, il faut acheter les cadeaux (véritable casse-tête et casse porte-monnaie) et choisir les ingrédients qui permettront la réussite d'un bon grand repas de fête : il le faut bien, on n'a pas vraiment le choix : c'est NOEL ! A cette occasion, on maintien devant le regard brillant d'enfants trop crédules la tradition d'un bon vieux monsieur barbu habillé tout de rouge qui viendrait livrer des cadeaux sur commande... Sorte de générosité par procuration qui dure tant que les enfants y croient... A cette occasion, on parvient a réunir des familles ; on parvient à se supporter, on parvient quelquefois à se réconcilier, à se parler, à se voir. Les belles-mères supportent vaillamment leurs gendres où leurs belles-filles... et vice-versa, on parvient à faire quelques efforts, le temps d'un repas mais attention pas n'importe lequel, le repas de NOEL ! A cette occasion il y a aussi quelques originaux (et ils demeurent encore relativement nombreux) qui obéissent à un comportement bizarre : ils interrompent leur repas pour aller assister à une messe dans ne église ! Et si parmi ces gens il y en a qui le font régulièrement, d'autres ne le font qu'à cette occasion : qu'à l'occasion de NOEL ! C'est à cause de ces gens bizarres que l'on en arrive à se demander : mais c'est quoi finalement NOEL ? Si l'on pose la question aux enfants, ceux qui participent au catéchisme ou à l'aumônerie répondront peut-être : c'est la naissance de Jésus !
Ah oui, effectivement, on peut alors se rappeler qu'à l'occasion du solstice de l'hiver, fin décembre - en général le 25 - au cours d'une fête que tout le monde appelle « NOEL », les chrétiens fêtent la naissance de Jésus Christ ; cet événement majeur de l'histoire de l'humanité et de l'histoire du salut où Dieu fait le choix de rejoindre notre humanité en devenant l'un de nous ! C'est ce qu'on appelle dans notre jargon théologique l'INCARNATION.
Est-ce que vous pouvez imaginer ça vous ? Un Dieu suffisamment fou pour quitter ses privilèges divins afin de venir joyeusement galérer au milieu de notre humanité si bouillonnante ! Un Dieu trop amoureux des hommes pour se contenter de les regarder de haut : un Dieu qui vient parler d'homme à homme, d'égal à égal... Un Dieu Tout-puissant qui accepte de passer par la si grande vulnérabilité et fragilité de la naissance humaine et qui, à cette occasion, s'en remet, dans une confiance aveugle, entre les mains d'autres hommes. Un Dieu qui veut rétablir une proximité avec l'homme et approfondir sa relation avec lui. Un Dieu qui rappelle que la vocation fondamentale et la grandeur de l'homme réside dans l'AMOUR. Un Dieu qui dans son humanité va être rejeté, maltraité, condamné à mort et exécuté sur une croix et pourtant, loin de subir tout ces évènements, c'est le chemin qu'il va librement consentir pour nous dire, bien audelà des mots, toute la grandeur de son amour des hommes, de sa passion pour l'humanité ! En connaissez-vous beaucoup des Dieux capables d'en faire autant ou qui en aient fait autant ? Il n'y en a pas beaucoup, il n'y en a qu'Un seul. C'est le même qui nous attend, près de 2000 ans plus tard, son amour n'est pas moins fort, sa passion n'est pas éteinte... Certaines gens, un peu originaux, l'ont compris et viennent puiser à la source de cet amour divin au c o u r s des célébrations proposées ici et là, dans des églises. Mais au coeur de nos agitations, de nos soucis, de nos problèmes, de nos richesses parfois trop aveuglantes, de nos culpabilités parfois trop pesantes, de nos activités tellement prenantes, de notre indifférence, d'une laïcité quelquefois reniante, dans le cours de cette vie si passionnante, si trépidante, qui s'en soucie encore ? Mais qu'on se rassure, Dieu, lui, ne peut pas se renier. De son côté, il se souciera toujours de nous !
Laurent.
C'est un tableau de la rencontre : Deux visages qui se regardent, Deux corps qui s'enlacent, les bras tout en mouvement d'étreinte, les jambes tout en avancée. Elizabeth accueille chez elle Marie à bras ouverts. Marie se précipite toute à la bonne nouvelle de sa vieille cousine enfin enceinte. Avec elle, elle veut se réjouir de la joie qui l'habite elle aussi. Tout est grâce dans la rencontre de ces deux femmes : leurs mouvements, la joie sereine des visages. Tout est Paix dans le partage de la Bonne Nouvelle. Car dans cet échange entre ces deux femmes éclate le secret de la naissance. Deux croix d'or se rencontrent sous l'arche des bras enlacés. Celui qui sera Jean-Baptiste tressaille en sa mère et de ses entrailles monte la reconnaissance du Sauveur. L'Ancien et le Nouveau se font écho et brillent tout deux du même amour de Dieu. Car dans cet échange entre ces deux femmes éclate le secret de la parole. Des paroles d'Elizabeth vont jaillir le Magnificat de Marie C'est dans cet échange que Marie reçoit de dire ce qui lui a été annoncé. Magnificat ! C'est dans cet échange que celle qui portait la parole laisse la parole prendre corps en elle. Magnificat ! C'est dans la rencontre de l'autre que nos corps pourront laisser le Christ prendre chair en nous... Zacharie, le mari d'Elizabeth, se tient dans son coin, à gauche du tableau. Lui, le serviteur du temple, a perdu la parole. Lui, qui n'a pas cru aux paroles de l'ange, est devenu muet Il reste sur la pas de la porte. Il ne retrouvera la parole qu'à la naissance de son fils ce fils qui déjà parle dans le ventre de sa mère pour annoncer la venue de la Nouvelle Alliance. Zacharie, lui dont le nom signifie « Dieu se souvient », garde la maison de l'Ancienne Alliance. Il sait maintenant que c'est son fils Jean qui sera le prophète du passage, son fils dont le nom signifie « Dieu fait grâce ». Car il sait lire sur le visage des deux femmes cette grâce de Dieu à l'oeuvre dans le monde. Il pressent alors cette nouvelle page qui s'annonce Et qui semble, en bas à droite du tableau, se tourner dans le pan du manteau de Marie... Pascal Sevez s.j.
Marie, fais de nous des jardiniers de l'Amour ! Marie, à Nazareth, tu as voulu servir en toute humilité. Avec Elisabeth, tu as su partager ta joie avec empressement. Donne nous le sens de l'humilité, de la douceur et du partage. Marie, tu as cherché ton Fils et enfin tu L'as trouvé au Temple. Tu as écouté sa Parole pour vivre dans la joie. Donne-nous la sérénité pour chercher et écouter ton Fils. Marie, à Cana tu t'es souciée de la fête des hommes. Au Calvaire, tu as accueilli la source de toute Vie. Au pied de la Croix, tu t'es ouverte à tous les hommes. Donne-nous la soif de vie, l'ouverture et le souci des autres ! Marie, tu as été la jardinière de l'amour, en cultivant tout ce qui fait fleurir le jour; humilité, douceur, partage et sérénité, ouverture aux Paroles de ton Fils et à l'humanité. Fais de nous des jardiniers d'amour et d'espérance ! Que nos graines de violence deviennent semences de confiance ! Pierre Pythoud, msc
L'Eglise nous aide à nous préparer aux fêtes de Noël en méditant sur la Vierge Marie. La fête del'Immaculée Conception le 8 décembre, Les évangiles qui seront lus en semaine à partir du 17 décembre, et celui du 4ème dimanche de l'Avent ... la liturgie focalise notre regard vers Marie et nouspropose de prier en compagnie de Marie. Elle aussi se prépare à accueillir le Sauveur, d'abord à Nazareth, puis chez sa cousine Elizabeth, enfin sur les chemins de Galilée, pour se rendre à Bethléem.
Mais concrètement, qu'est ce que cela signifie : prier « avec » Marie ? Tout simplement regarder Marie. Et la regarder prier. Marie, plongée dans la prière. Attentive aux battements du coeur du petit enfant qu'elle découvre en elle. Marie penchée sur le berceau ou tenant Jésus dans ses bras. Regardez Marie prier pour entrer dans sa prière et prier à sa façon. Comme la prière de Marie est celle d'une mère, sa relation à Dieu est toute maternelle, faite de confiance, de tendresse et de douceur, d'abandon dans la foi à la volonté de Dieu.
Vous me ferez peut-être cette objection : prier ainsi c'est du sentimentalisme religieux ! Se représenter les attitudes de prière de Marie ou de Jésus (en ce temps de l'Avent où Marie est rendue particulièrement attendrissante par l'Ecriture et surtout par la Tradition de l'Eglise), ce n'est pas poser des actes de foi mais tout simplement faire travailler notre imagination ! Mais la Parole de Dieu, elle-même, nous invite à prier avec Marie, (« par elle, avec elle et en elle », comme dit Saint Louis Marie Grignon de Montfort). D'une part parce que nous avons sa prière, son « fiat », son « magnificat », comme nous avons aussi celle de Jésus. Ce sont les mots et les expressions de sa prière pour qu'ils deviennent les nôtres ! D'autre part parce qu'au mystère du Christ en son union hypostatique, correspond le mystère de Marie en sa conception immaculée. La prière de Marie est un filon inépuisable que nous aurions tort de négliger. Ce qui est en Marie est inépuisable. C'est comme une mine inépuisable remplie de filons avec des richesses sans nombre. On a beau y puiser, on n'en voit jamais le terme.
J'insiste, ne craignez pas de regarder longuement Marie et Jésus. Parce que, les yeux fixés sur le Christ, auteur de notre foi et sur Marie, qui en est le modèle, l'âme est entraînée dans le déroulement et la participation à ses mystères. C'est par ce contact que doit maintenir un regard prolongé et pénétrant, que l'âme puise dans la prière et dans le coeur de Marie la science de l'amour divin. Paul écrit en effet aux Philippiens ces mots qui peuvent s'appliquer à Jésus comme à Marie : « Expérimentez en vous ce qui est dans le Christ Jésus ». Parce que la perfection chrétienne est dans ce regard et dans cette ressemblance. S'écarter de ces modèles de foi, représentés par les attitudes et les sentiments de Jésus et de Marie, c'est s'égarer en des voies détournées. Expérimentez donc, en vous, ce qui est dans la Vierge Marie !
En cette clarté du visage de Marie, nous trouvons sans cesse, consolation, patience, humilité, amour pour Dieu et pour le Christ, zèle toujours plus ardent pour le salut des âmes. Apprenons ou réapprenons, pendant cette période de l'Avent, à méditer sur Marie, faisons d'elle notre « Royaume ». Reprenons les Ecritures pour apprendre à mieux la connaître. Notre tradition provençale est également riche. Je vous invite à découvrir bientôt ces crèches, à Ceyreste, à Notre-Dame, et les crèches des enfants, comme à Saint-Jean et à l'Abeille. Elles révèlent les attitudes et les sentiments de tous les personnages de l'Evangile, et en particulier celui de Marie pour donner de la matière à notre prière. Julien
Quelques axes des 57 propositions des Pères du Synode pour l'Afrique (24 octobre)
Les Pères synodaux en appellent à un plus fort exercice de la communion ecclésiale et de la responsabilité collégiale, qui puisse relancer la coopération interne à l'Eglise et raviver les structures existantes tout en en élaborant de nouvelles tels des conseils continentaux pour le clergé, le laïcat, la femme catholique. Ils lancent aussi un appel vibrant à tous ceux qui sont en guerre en Afrique et font tant souffrir leurs peuples, afin que cessent les hostilités et que tous se réconcilient...invitant la communauté internationale à soutenir fortement la lutte contre toutes les manoeuvres qui déstabilisent le continent africain. La protection de l'environnement a également été un sujet récurrent de l'assemblée. Les Pères stigmatisent une détérioration irresponsable et une destruction insensée de la terre, qui est notre mère. En complicité avec ceux qui exercent le leadership politique et économique en Afrique, certains hommes d'affaires, des gouvernements, des groupes de compagnies multinationales et transnationales conduisent des opérations qui polluent l'environnement, le patrimoine naturel et les forêts, y compris les mammifères, causant ainsi une érosion et une désertification sans précédent de larges zones arables. Sur le continent africain se trouvent 15 millions de migrants qui cherchent une patrie et une terre de paix. Les Pères synodaux constatent que le principe de la destination universelle des biens et les enseignements de l'Eglise sur les droits humains, la liberté de mouvement et les droits de travailleurs migrants sont de plus en plus violés par les politiques et les lois mondiales sur la migration au détriment des africains.
Invitant les Eglises locales à adopter les mesures pour faire connaître la Chartre du Saint-Siège sur la famille, les Pères dénoncent la banalisation de l'avortement, le mépris de la maternité, de la famille et du mariage, l'idéologie du divorce et de l'éthique relativiste. Ils condamnent aussi les actes de violence contre les femmes, le déshéritement des filles, l'oppression des veuves au nom de la tradition, les mariages forcés, les mutilations génitales, la traite des femmes, l'esclavage et le tourisme sexuel. Rappelant que le Sida est une des grandes pandémies comme le paludisme et la tuberculose qui déciment des populations africaines et compromettent gravement leur vie socio-économique. Les malades du Sida en Afrique sont victimes d'injustice car souvent ils ne reçoivent pas le traitement qualitatif fourni ailleurs. L'Eglise demande que les fonds alloués aux malades soient réellement utilisés à cet effet et recommande qu'ils reçoivent des traitements de qualité comme en Europe. L'Eglise voit comme un signe d'espérance l'opposition croissante à la peine de mort et ce Synode appelle à son abolition totale et universelle. Les Pères synodaux souhaitent une formation éthique des journalistes, pour la promotion d'une culture de dialogue qui évite la division, le sensationnel et la désinformation et la banalisation de la souffrance humaine, qui peuvent endommager l'harmonie et la paix des sociétés et des communautés.
Extraits de l'homélie de Benoît XVI pour la clôture du synode (25 octobre)
L'Eglise réconciliée est un puissant levain de réconciliation dans chaque pays et sur tout le continent africain". Il faut transmettre l'annonce de l'espérance selon une forme sacerdotale, c'est-à-dire en vivant personnellement l'Evangile, en cherchant à le traduire dans des projets et réalisations cohérentes avec le principe dynamique fondamental qu'est l'amour". Courage! Lève-toi, continent africain! Accueille l'annonce de l'Evangile avec un nouvel enthousiasme, pour que le visage du Christ puisse illuminer de toute sa splendeur, la multiplicité des cultures et des langages de tes peuples. Puisqu'elle offre le pain de la Parole et de l'Eucharistie, l'Eglise s'engage aussi à oeuvrer, avec tous les moyens possibles, pour qu'aucun Africain ne manque du pain quotidien. Ainsi, en plus du devoir prioritaire d'évangélisation, les chrétiens sont actifs dans les interventions de promotion humaine".
Comment oublier que ‘demeurer ensemble dans la maison de Dieu' veut s'appliquer non seulement aux chrétiens mais aussi à toute la communauté des hommes ? Dans ce temps de l'Avent, qui nous est donné pour tourner notre coeur vers la venue du Christ, nous nous préparons à l'accueillir comme le Fils qui vient dans le monde (Noël) mais aussi comme celui qui vient dans la gloire manifester son Royaume. Que ce temps de l'Avent nous aide non seulement à nous réjouir de la visite de Dieu dans notre monde mais aussi contribuer pour notre part à la construction d'un monde où chacun à sa place, où chacun trouve maison et famille, où chacun peut goûter quelque chose de l'amour dont Dieu veut combler l'humanité.
Cette célébration d'entrée en Avent est comme une méditation sur ‘la maison' dans les Ecritures ; chacun, nous pouvons choisir l'un ou l'autre de ces textes pour trouver comment profiter de ce temps de l'Avent, pour programmer une action précise, pour orienter notre prière...
C'est d'abord l'image de la maison bâtie sur le rocher (Mathieu 7, 24-29) et qui résiste à la tempête. Bâtir notre vie sur le Christ, fonder en lui nos liens avec les autres, comprendre ce qui est vraiment important dans notre vie à sa lumière, voir les tempêtes de notre existence comme bien moins puissantes que notre attachement à lui, vivre notre vie en nous engageant vraiment... puis la rencontre de Jésus avec Zachée (Luc 19, 1-10) où le Seigneur s'invite chez Zachée. Notre maison est celle aussi qui reçoit le Christ et son salut, accueillons donc la joie de Zachée comme nôtre. Accueillir Jésus dans sa maison, c'est changer ; que fais-je changer dans ma manière de vivre ?
Comme celle de Zachée, ma maison est un lieu pour donner, pour échanger des dons... mais aussi le livre de l'Exode (20, 1.2.17) : Dieu prononça toutes les paroles que voici : «Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.... Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient.» Ainsi que cette Maison construite de pierres vivantes comme le dit St Pierre (1 P 2, 4-6) : Approchez-vous du Seigneur : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu'il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus. Et bien sûr le Psaume 132 Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d'être unis ! On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d'Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement. On dirait la rosée de l'Hermon qui descend sur les collines de Sion. C'est là que le Seigneur envoie la bénédiction, la vie pour toujours.
Dimanche dernier avec l'Evangile qui parlait des petites feuilles du figuier annonciatrices de l'été, les paroissiens de St Jean ont été invités à mettre par écrit les signes qu'ils voyaient autour d'eux et en eux de la présence du Christ et de son royaume. Aujourd'hui où nous fêtons le Christ, roi de l'univers, les diverses expressions recueillies peuvent nous aider à voir comment cette royauté du Christ sur le monde se manifeste dès aujourd'hui :
Le développement des associations caritives, même sans relation avec les Eglises./ Regard fraternel envers les plus pauvres, comme celui du Christ / Visiter une parente malade / Beaucoup de chrétiens qui se lèvent pour dénoncer l'injustice / Des équipes de bénévoles au secours de la misère / Le sourire de ceux qui sont accueillis au Secours Catholique / Les bénévoles pour s'occuper des SDF, les maraudes dans les rues.
Le geste de paix et de réconciliation entre la France et l'Allemagne pour le 11 novembre, précurseur en espérance de paix ailleurs dans le monde. / La communication entre les peuples. Une dame qui rayonnait à Lourdes après avoir reçu l'onction des malades, exemple de foi et d'espérance./ Trouver sur sa route des personnes qui m'aident à retrouver le bon chemin, à faire le bon choix, des personnes qui prient pour moi. / Des jeunes chrétiens qui se rassemblent pour crier leur foi en Dieu et en la Vie / D'être rassemblés dans la maison de Dieu, d'avoir encore la foi en 2010.
Servir aujourd'hui ma famille / La naissance d'un bébé et son baptême / Fêter nos 50 ans de mariage et aussi celui d'un couple ami / La joie d'être ensemble en famille, l'amour qui y règne, pour nos enfants et petits enfants courageux et honnêtes. Les grâces reçues dans les sanctuaires (Paray le Monial) / Apprécier chaque jour comme un cadeau / La faculté de d'émerveillement, la curiosité chez les jeunes enfants pour le monde, la nature, l'environnement. / Les jeunes des cités qui donnent de leur temps pour ramasser les déchets qui traînent.
Il y avait aussi des intentions de prière : l'union des peuples, la paix spécialement au Proche Orient, les malades spécialement les enfants...
Le Secours Catholique à La Ciotat et Ceyreste : Faire rayonner concrètement la charité du Christ en apportant toute aide à la personne qui se présente sans négliger la dimension spirituelle et morale de sa vie, voilà notre objectif.
Accueillir, Ecouter, Aider, Accompagner, Soutenir,c'est ce que nous nous efforçons de faire .
Depuis le début de l'année nous avons accueilli et aidé 76 familles(245 personnes), une cinquantaine de personnes seules et de nombreux sans abri, ce qui fait plus de 300 personnes. Comme nous avons suivi les orientations du Secours Catholique, nous avons intensifié l'accompagnement des personnes, ce qui signifie : effectuer des démarches auprès des services sociaux, des administrations, des déplacements vers Aubagne ou Marseille avec les accueillis pour les inciter à s'investir et participer à cette action commune. Au cours de cet accompagnement, en fonction de la situation et sur une durée limitée, plusieurs aides peuvent être fournies :aides alimentaires, aides financières( transports, loyers, dettes diverses) et bien sûr des aides vestimentaires.
Les actions menées en 2009 ont été particulièrement enrichissantes pour les bénévoles :
durant l'hiver passé, avec l'aide d'une famille de notre communauté paroissiale, un jeune couple avec 4 enfants a trouvé un toit et un équilibre matériel et moral. Cet été, une autre jeune famille s'est trouvée mise à la rue et le réseau paroissial a encore permis 10 jours d'hébergement et ensuite un petit logement. Ces derniers mois avec l'aide de notre Délégation nous avons pu soutenir une famille en grande difficulté matérielle et morale.
Nous notons le nombre plus important de très jeunes familles, de jeunes gens seuls et de mères isolées en difficulté.
Au Vestiaire , les bénévoles ont une activité intense : réception du linge, tri, rangement, préparation de trousseaux, fourniture de tissus et de vêtements à diverses associations. Et surtout cette année : organisation de braderies et de mini brocantes et comme chaque année un grand stand de vêtements à la kermesse paroissiale.C'est grâce à ce travail des bénévoles du vestiaire que nos aides ont pu être plus importantes. Notre vestiaire est ouvert à tous et on y fait de bonnes affaires.
Dans quelques semaines nous proposerons à certains de nos accueillis un atelier « Alimentation à moindre coût »et notions d'organisation, de budget ,de nourriture équilibrée. Merci encore à notre paroisse pour nos nouveaux locaux plus spacieux qui ont été restaurés par nos bénévoles.
L'Accueil de Ceyreste est ouvert le 2ème vendredi du mois, de 9h à 11h .Si vous connaissez des personnes en difficulté donnez leur cette information. Contacts :Denise Salucci et Marielle Malye.
L'Accueil de La Ciotat est ouvert le lundi de 14h30 à 16h30, le mardi de 14h à 17h (dépôt de linge) le jeudi de 9h à 11h, le vendredi de 9h à 11h. 1 place .Esquiros Tel :04 42 71 81 35 aux heures d'ouverture.
LE SCOOP !
Le 24 novembre prochain commence une nouvelle formation. Il s'agit d'approfondir notre foi en prenant comme support, les grands textes de la Tradition, le Catéchisme, les conciles, les encycliques, mais en nous appuyant aussi sur de grandes oeuvres d'art. C'est toute l'originalité de ces rencontres ! Notre église paroissiale, vous le savez, compte de véritables chefs d'oeuvre. A ce sujet, je vous livre un scoop... le tableau de Michel Serre, le magnifique ex-voto de la peste de 1720, caché au public depuis longtemps, est à nouveau visible, il a été restauré à l'aide de techniques numériques. Voilà, en effet, ce qu'en disaient Joseph Cornille et Louis Jeansoulin dans leur livre sur La Ciotat (1979) : « Autrefois et Naguère » : « un autre souvenir (de la peste), aujourd'hui introuvable fut un bel ex-voto peint par Michel Serre ... ». Et bien ce tableau n'est pas perdu, et vous allez pouvoir le voir, le 24 novembre prochain ! Ce tableau de Michel Serre a sans doute été déplacé au moment du réaménagement de l'église Notre-Dame et a été adossé au mur avec d'autres tableaux, entre les deux portes de l'entrée, où il se trouve toujours. L'artiste a représenté sur trois autres toiles la peste. Son engagement politique au service d'un quartier de la ville de Marseille, pendant l'épidémie, l'a profondément bouleversé. Le tableau que nous étudierons, nous montre que c'est en homme de foi, qu'il a su courageusement faire face aux évènements. Le tableau représente l'arrivée, par bateau, de trois religieux capucins, reconnaissables à leur habit brun et à leur capuche. La scène se déroule sur nos côtes, près de Marseille. Entre Marseille et Cassis probablement. On distingue un village perché sur les hauteurs. Les religieux sont en prière tandis que la population offre le triste spectacle, d'une foule atteinte par l'épidémie, et se pressant sur le rivage pour les accueillir. Une femme au centre tient dans ses bras son mari. Une mère avec son enfant se fraye un passage. A droite une femme s'est effondrée. Plus loin nous distinguons encore des malades. Michel Serre a voulu montrer que la société dans son ensemble était atteinte par la maladie, homme, femme, jeunes et vieux, riches et pauvres. Personne n'est épargné ! L'attitude des trois capucins contraste avec les habitants du village. Ils ne s'affairent pas pour leur porter secours mais se tiennent dans la prière. Frédéric Meyer dans son étude sur le rôle des religieux durant les épidémies de peste « Pauvreté et assistance spirituelle » rappelle l'aide précieuse que les capucins ont apportés aux habitants durant la peste de 1720. « Tous les témoignages font un même constat : les frères étaient héroïques dans les épidémies. A Marseille en 1720, de tous les religieux de la ville, ce sont les frères mineurs qui paient le tribut le plus lourd à la peste : 49 capucins, 39 cordeliers, 29 récollets, y laissèrent la vie. On sait quelle popularité ceci leur apporta et combien l'assurance de leur dévouement était une forte motivation pour les accueillir ». Michel Serre honore la mémoire de ces hommes qui se sont dévoués sans compter, au péril de leur vie, durant l'épidémie.
LES TROIS RELIGIEUX REPRESENTENT PAR LEUR ATTITUDE, LES TROIS VERTUS THEOLOGALES:
LA FOI - le troisième, à droite, ouvre les mains en signe d'accueil, de confiance et d'obéissance à la Parole de Dieu, en dépit de toutes les difficultés qui sont encore à venir. L'ESPERANCE - le second, au centre a les mains jointes, en signe de disponibilité intérieure, tout entier tendu vers Dieu. Il est à l'écoute de Dieu, malgré l'agitation qui règne sur la place. Il incarne la vertu théologale d'Espérance.
LA CHARITE - celui de gauche, le premier, a les yeux tournés vers le ciel, dans l'attitude d'un homme qui se sait déjà exaucé. Il exulte. Il incarne la vertu théologale de charité. Il semble déjà habiter la vie éternelle car la charité est la perfection de la vie chrétienne.
...la suite en image le 24 novembre... (Julien)
-- JulienFleury - 2009-09-18| I | Fichier | Action | Taille | Date | Par | Commentaire |
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Edito1.wma | modifier... | 5995.9 K | 26 Sep 2009 - 12:02 | JulienFleury | |
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L350xH493_jpg_visitation_arcabasjpg-71ec6.jpg | modifier... | 43.1 K | 18 Dec 2009 - 17:39 | JulienFleury | arcabas visitation |
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